Publié le jeudi 28 octobre 2010 à 10H45 - Vu 699 fois
30 mois après l'obtention du mastère, les étudiants de l'Urca en droit-économie gestion sont insérés dans le monde du travail à plus de 90 %. Et les résultats sont encore meilleurs en sciences humaines et sociales !
REIMS (Marne). Oui, on trouve du travail avec les mastères délivrés par l'Urca. La présidence savoure -même si elle les relativise- les résultats d'une enquête nationale.
AU fait, est-ce qu'on trouve du travail avec un diplôme universitaire ? Bonne question. Tellement bonne que le ministère concerné a voulu y répondre.
Que l'on se rassure tout de suite, la réponse est oui ! Pour en avoir le cœur net, ledit ministère a mené une enquête, ou plutôt a demandé aux universités de mener la leur, en interrogeant les titulaires de leurs mastères 30 mois après l'obtention du diplôme, pour savoir où ils en étaient dans leur recherche d'emploi. 30 mois, soit deux ans et demi… Au vu de ce délai, on se dit d'entrée de jeu que le diplôme n'est sûrement pas perçu aujourd'hui comme un sésame instantané pour s'ouvrir le monde du travail.
Mais tant pis, admettons. Toujours est-il que l'Urca (université de Reims Champagne-Ardenne) s'est pliée au jeu de l'enquête, et bien lui en a pris au vu des résultats. Plus de 90 % de ses « mastèrisés » dans le grand domaine sciences-technologie-santé (90,9 %) sont en effet insérés -30 mois après donc- sur le marché du travail ; le chiffre est encore meilleur (93 %) pour droit-économie-gestion, et le pompon échoit aux sciences humaines et sociales (histoire-géo, psychologie, sociologie…) avec 97,1 %, ce dernier score étant tout bonnement le meilleur de France (notre édition du 22 octobre) !
Le seul petit bémol dans ces résultats étonnement positifs réside dans le domaine lettres-sciences-art, où les résultats de l'enquête de notre Urca sont classés « non significatifs » (lire par ailleurs l'interview du vice-président Gellé).
Certes, il faut relativiser ce qui a été présenté comme un classement par un confrère (le Figaro), mais qui n'était conçu initialement que comme une suite de chiffres indépendants : « Au départ, recadre en effet le vice-président Urcassien, cette enquête ne se voulait être qu'un outil de pilotage à usage des établissements, qui s'inscrivait dans la logique de la loi LRU (libertés responsabilités des universités) : une des nouvelles missions confiées aux universités par cette loi porte précisément sur l'insertion professionnelle ; ça n'avait donc pas vocation à établir un classement des universités entre elles… » Enfin bon, même si on ne veut pas classer, quand on dispose de chiffres, on s'aperçoit quand même que Paris 11 avec un taux global d'insertion de presque 95 % fait sensiblement mieux que Grenoble 3 avec ses 85,5, ou que Perpignan avec ses 84,1, insère moins bien que Lille2 qui dépasse les 93.
Bon pour l'image
On pourra d'ailleurs remarquer que globalement, les taux d'insertion sont plutôt élevés partout, et les résultats pour le moins serrés ; la meilleure preuve c'est qu'avec ses jolis 93 % en droit-éco-gestion par exemple, l'Urca est loin de la médaille d'or et ne pointe dans cette catégorie qu'en… 20e position ! Et au bout du compte, aucune université ne se retrouve dans une situation catastrophique.
Cela n'empêche pas malgré tout la présidence de la nôtre de savourer ces chiffres qui lui sont favorables, et qui tombent à pic pour redorer son image, pas forcément à la hauteur de sa valeur. N'est-ce pas le président de la fédération des associations étudiantes Intercampus qui déclarait dernièrement dans nos colonnes que l'université rémoise souffrait d'un déficit en la matière ?
Comme quoi, pour trouver du boulot, mieux vaut probablement un bon diplôme malgré une mauvaise image que le contraire…
Antoine Pardessus
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