Publié le mercredi 07 septembre 2011 à 09H01 - Vu 271 fois
Benjamin Daubigny entend mener à bien sa mission de service public auprès des sept communes de sa circonscription.
EPERNAY (Marne). Depuis novembre 2010, le commissariat fonctionnait sans commissaire. La hiérarchie est rétablie avec la nomination, le 1er septembre, de Benjamin Daubigny.
À la sortie de l'école de commissaire, vous avez eu le choix de votre affectation. Pourquoi Épernay ?
« À 37 000 habitants et une circonscription regroupant Épernay, mais également six autres communes, il s'agit d'une fonction à taille humaine. Il s'agit d'un poste de sécurité publique, sans doute le plus proche du métier de policier de par la diversité de ses missions. Il permet d'entretenir un lien indispensable avec la population et donc pour nous de mener à bien notre mission de service public. Personnellement, je trouve que la Marne, pour y avoir vécu, est un département méconnu malgré ses richesses, tant humaines que culturelles. »
Le commissariat d'Épernay fonctionnait sans commissaire depuis novembre 2010. Comment cela se passait-il ?
« Le capitaine Christoph, aujourd'hui commandant, a assuré l'intérim en tant que chef de circonscription. Il a fait preuve de beaucoup d'engagement. Le public n'a pas eu à pâtir de cette vacance et moi, je suis arrivé à la tête d'un commissariat qui fonctionne bien. Je ne vous cache pas, maintenant, qu'un commissaire reste indispensable à la tête d'un commissariat autant en termes de capacité décisionnelle, en termes relationnels auprès de nos partenaires au quotidien. »
Des effectifs renforcés
Justement, quels sont les effectifs du commissariat d'Épernay ?
« Ce que je peux juste vous dire, c'est que nous allons gagner en effectifs d'ici la fin de cette année… »
Les vendanges arrivent à leur terme. Comment s'est passée cette période pour la police ?
« Le bilan est satisfaisant du point de vue de la sécurité, nous avions d'ailleurs eu le renfort de CRS à cette occasion. En 2011, le dispositif a été amélioré en matière d'accueil des populations itinérantes, de sécurité des travailleurs et des points de recrutement, notamment à la gare. Nous avons poursuivi la lutte des infractions liées à l'afflux de population. Vendredi dernier, un contrôle a été mis en place dans les vignes pour lutter contre le travail dissimulé. Résultat, aucune infraction n'a été relevée sur les différentes exploitations contrôlées. Je pense que le message préventif a été entendu. Les policiers ont également renforcé leur présence en zone urbaine, y compris dans les vignes. Mon message est clair : il n'y a pas de zone délaissée ! »
Avant votre installation officielle, vous avez effectué un stage de deux mois au commissariat. Avez-vous découvert des forces et des faiblesses à Épernay ?
« Avec les patrouilleurs, des policiers à pied, il existe un dispositif particulièrement efficace car il renforce ce lien avec la population, les commerçants. Le retour est déjà positif dans ce domaine. Cet été, nous avons interpellé six cambrioleurs en flagrant délit. Des résultats concrets dans notre lutte contre les vols par effraction dont la police a fait sa priorité au même titre que les violences à personnes. Pour cela, la police a la chance de s'appuyer sur plusieurs outils, notamment la vidéoprotection, et sur le progrès scientifique Clairement, on va de l'avant. Je pense que ce sont des atouts formidables pour répondre à ce sentiment d'insécurité que pourrait ressentir la population sparnacienne. »
Opérations coups de poing
Vous évoquiez des moyens d'action. Un exemple ?
« Bien sûr ! Nous allons multiplier ce que l'on appelle des opérations coups de poing. Des opérations ponctuelles dont l'objectif principal est la lutte contre les trafics, et bien entendu les trafics de stupéfiants. »
En matière de sécurité, à quel niveau se situe la circonscription ?
« Sincèrement, le niveau est bon, notamment en matière de sécurité routière. C'est un de trop, bien sûr, mais Épernay ne déplore qu'un accident mortel depuis le début de l'année. Aucune effraction n'a été enregistrée durant les vendanges. Le travail de la police nationale doit se faire au quotidien, il s'agit une fois de plus de répondre à un besoin de la population, ce qui entre une fois de plus dans notre attribution, celle d'une mission de service public… »
Propos recueillis par Corinne LANGE
Le commissariat d'Épernay : 03 26 56 96 60.
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