Publié le mercredi 02 mai 2012 à 11H00 - Vu 122 fois
Le rassemblement a débuté par un échange libre en mairie, avant de se poursuivre au cimetière, par un recueillement sur les tombes des militants vouzinois « fidèles dans leurs engagements aux valeurs symbolisées par le 1er mai ».
VOUZIERS (Ardennes) Une cinquantaine d'élus et citoyens, hier en mairie, au traditionnel échange du 1er mai. L'occasion d'aborder quelques problématiques locales, malgré le poids de la présidentielle.
LA fête du travail faisait plutôt sa fête au gouvernement, à Vouziers. Hier en mairie, le traditionnel rassemblement du 1er mai n'a pas manqué de virer au message politique en cette période d'entre-deux tours des présidentielles.
Toutefois, au détour du plaidoyer politique à sens unique anti-Nicolas Sarkozy, plusieurs problématiques locales ont été abordées par la cinquantaine d'élus et citoyens de l'arrondissement présents.
Première source d'inquiétude évoquée, la montée du Front national dans le vote de la population vouzinoise.
« En 2002, on avait défilé le 1er mai, en ville pour se lever contre la menace du Front national et en ce 1er mai 2012, il ne faut pas que nous oubliions que 500 électeurs de Vouziers ont voté FN, sans comptabiliser ceux des villages autour », notait Michel Coistia, ancien élu municipal.
« J'étais mal au bureau de vote de Dora Lévi, lors du premier tour, quand j'ai vu que le FN était en tête », précisait la première adjointe Françoise Cappelle.
« Nous sommes allés faire du porte à porte et nous nous sommes rendu compte qu'il y a encore énormément de personnes qui ne sont pas inscrites sur les listes électorales, soit par manque de temps soit carrément parce qu'ils pensent que ça ne sert à rien. Bien sûr là on y allait avec le tract de notre candidat (PS) mais au-delà, je pense qu'on n'a pas assez travaillé sur la question. Un mouvement s'était créé après les cantonales pour mobiliser les gens autour de ce sujet, et il y a encore beaucoup à faire. »
Hôpital en détresse
Coupant court aux considérations philosophiques sur le sujet, Marie-Jeanne Leininger, membre syndiqué du personnel du groupement hospitalier sud-Ardennes, a recentré le débat, attirant l'attention de l'assemblée sur les conditions de travail sur le site de Vouziers.
« Il n'y a pas forcément besoin d'assassiner des syndicalistes pour entraver leur mission, il suffit de ne pas les écouter », notait-elle.
« Aujourd'hui, on continue de souffrir pour pérenniser des services sur le site de Rethel, qui de toute façon, sont aussi condamnés. Là, on supprime des postes, il n'y a plus de remplacement et donc plus de moyens de se former. Ce n'est pas facile de faire grève quand un tiers des agents est contractuel. Ils savent très bien que leur contrat ne sera pas renouvelé. Et nos effectifs sont tous les jours ceux du dimanche, on est pratiquement tout le temps au seuil de sécurité en dessous duquel on ne peut pas descendre. On me dit toujours que je suis catastrophiste, mais c'est la dégringolade, il ne restera pas deux pierres l'une sur l'autre à l'hôpital de Vouziers. »
Certes, à la fin de la réunion, les problématiques débattues n'auront pas été réglées pour autant, mais les poser semble déjà un premier pas.
Il est en crise, mais pas de doute il reste du travail sur la planche.
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