Publié le mercredi 10 mars 2010 à 11H00 - Vu 94 fois
Les syndicalistes du SDU entendent bien rompre le « silence radio » de la mairie.
«Si surenchère il y a, si irresponsabilité il y a, si tromperie il y a, c'est simplement de votre fait monsieur le maire ». La section locale du syndicat SDU08 du personnel municipal n'y va par quatre chemins. Dans un courrier envoyé au premier magistrat de Sedan, Didier Herbillon, le 25 février dernier, les syndicalistes dénoncent le manque de clarté et de concertation de la municipalité dans la gestion de deux dossiers : la réorganisation du centre technique municipal (CTM) et l'harmonisation du régime indemnitaire des fonctionnaires sedanais (lire par ailleurs).
« Pour nous, le dialogue est rompu. On nous a dit que le maire associera et informera les organisations syndicales sur l'évolution du projet. Mais, depuis notre réunion du 6 novembre, c'est lettre morte », fulmine Laurence Bernard, secrétaire du SDU sedanais.
Une attitude qui engendrait l'inquiétude parmi les 88 employés du CTM. Les rumeurs courent : « On parle de la suppression du service bâtiment. Les chefs d'atelier auraient en charge deux services au lieu d'un, certains départs à la retraite ne seraient pas remplacés… Les gens sont dans l'incertitude parce qu'on ne leur donne que des bribes d'informations, et cela crée un malaise », explique Sylvie Jenselein, membre de SDU 08.
« On sait qu'un projet de réorganisation est dans les cartons. Mais on ne veut rien nous dire. On demande à être intégré dans un groupe de travail », lance Laurence Bernard, secrétaire de la section syndicale.
Une suspicion à demi-confirmée par Bernard Guidez, conseiller municipal délégué au personnel : « C'est en cours d'étude, donc je ne peux pas m'exprimer. Mais quand bien même, je refuse de répondre à des polémiques inutiles ».
Une action dans moins d'un mois
Pour rompre le « silence radio » de la mairie, les syndicalistes ont décidé de passer l'action. Des tracts, ainsi qu'un questionnaire anonyme ont été diffusés auprès des 350 employés. Relations et conditions de travail, tout est passé au crible par l'organisation qui revendique 205 adhérents.
De quoi exaspérer Bernard Guidez : « Nous sommes noyés sous les tracts et les courriers du SDU. A croire qu'ils n'ont que ça à faire. Je ne veux pas répondre à ça ».
Et déjà Laurence Bernard de prévenir : « Si les choses ne s'améliorent pas, on passera à l'action d'ici moins d'un mois. On ira voir les Sedanais pour les informer de ce qu'il se passe. Le maire, lors de sa campagne, avait promis de la clarté et de la concertation. S'il ne respecte pas ses promesses envers nous, qui dit qu'il respectera celles faites aux Sedanais ? » Didier Herbillon fait savoir que « les dossiers sont en cours d'instruction. Nous communiquerons quand tout sera finalisé, c'est l'histoire d'une à deux semaines ».
M.T.
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