Publié le vendredi 05 mars 2010 à 10H31 - Vu 281 fois
Christine Tuffin a provoqué la colère en envoyant un courrier dans lequel elle met en cause élus et CE. Tout cela pour un projet inabouti…
ELLE a mis le feu aux poudres. Par une simple lettre envoyée il y a trois jours, Christine Tuffin, porteuse de la plainte des contribuables contre le groupe Trèves, a réussi à provoquer à la fois curiosité, affolement et agacement dans les rangs du comité d’entreprise de PTPM, des élus et du sous-préfet d’Epernay.
Dans ce courrier daté du 2 mars, Christine Tuffin s’étonne de découvrir le mot signé d’un courtier spécialisé dans la reconversion de sites industriels sur le blog d’un député. Courrier dans lequel Claude Pegeot déplore que ses propositions de reconversion pour PTPM aient été refusées au mois d’octobre. « Avant de condamner un projet, il faut l’étudier », écrit-elle, en s’interrogeant manifestement sur le rôle des élus, et de Gilles Giulliani dans cette histoire. Et allant même jusqu’à dire que « certains membres du CE étaient tenus informés ».
Pas d’industriel
« C’est une histoire rocambolesque ! », réagit Bernard Beaulieu, cité à plusieurs reprises dans le courrier. Le maire de Mutigny rappelle que Claude Pegeot a été auditionné comme d’autres cabinets à ce moment, et n’a simplement pas été retenu.
Gilles Giulliani, de son côté, ne comprend pas davantage la démarche de Christine Tuffin. « Je déplore les termes utilisés. Elle m’attaque sans preuve, alors j’aimerais m’expliquer avec elle », confie-t-il en ajoutant que si Claude Pegeot « présentait un vrai projet, l’Etat se mobiliserait ». Alors, Christine Tuffin - qui n’a pas retourné nos appels - serait-elle allée trop loin ? Hier, lors d’une rencontre avec le sous-préfet, le secrétaire départemental de la CGT a même tenu à rappeler que le syndicat n’était pas à l’origine de cette lettre, et qu’en tout état de cause, il ne s’y associait pas.
Même chose au sein du comité d’entreprise où l’on apprécie peu les insinuations à l’égard de ses membres. Pour mettre un point final à cette histoire, ils ont d’ailleurs demandé à Claude Pegeot de venir représenter ses projets cette semaine. Bilan des courses : « On a trouvé ça un peu limite… On comprend pourquoi il a été mis sur la touche », commente Stéphane Levasseur, en proposant tout de même une table ronde avec l’ensemble des élus. Claude Pegeot lui, affirme avoir « des contrats officiels pour des recherches de sites depuis 15 jours ». Le projet le plus adapté aux salariés de PTPM, selon lui, serait celui consacré à la fabrication de filtres à eau pour l’environnement. « Le besoin est d’au moins 600 personnes, on peut créer 2 ou 3 usines », affirme-t-il. Problème : il ne représente aujourd’hui aucun industriel susceptible de mettre en marche la fabrication de ce produit. « Alors il faut être prudent, insiste Bernard Beaulieu. On ne peut pas jouer avec la vie des salariés comme ça… »
Julienne GUIHARD-AUGENDRE
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