Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Mission locale : es syndicats dénoncent des dysfonctionnements

Publié le samedi 28 juillet 2012 à 11H00 - Vu 432 fois


L'intersyndicale CFTC-CGT a rencontré le député hier, afin de demander la suspension du licenciement de quatre salariées à la mission locale de Château-Thierry.

L'intersyndicale CFTC-CGT a rencontré le député hier, afin de demander la suspension du licenciement de quatre salariées à la mission locale de Château-Thierry.


CHATEAU-THIERRY (Aisne) Trois agents d'accueil et un assistant financier sont en procédure de licenciement à la mission locale. Les syndicats demandent un report et dénoncent des dysfonctionnements.

LE 1er août, trois agents d'accueil et un assistant financier de la Mission locale vont devoir pointer au chômage. Hier, les syndicats de cet organisme chargé de l'insertion professionnelle des jeunes, ont tenté le rendez-vous de la dernière chance. « Nous avons été reçus par le député de la circonscription, Jacques Krabal », indiquent Noël Vacaresse, de la CFTC, et Ludovic Mourault référent CGT de la région Picardie.

Quelle fut la réponse du député-maire ? « Il devrait intervenir auprès du président de la Mission locale, afin d'essayer de suspendre la procédure en cours. En effet, avec le changement de gouvernement, de nouvelles options de financement des missions locales pourraient se dégager à la rentrée », remarque l'intersyndicale.
Les licenciements s'expliquent en partie pour ces raisons : les caisses sont vides. « Le budget 2012 laisse apparaître un déficit prévisionnel de 91 000 euros », indique le président de la Mission locale, Jean-Paul Clerbois.

Problèmes internes et soucis de financement
Le « trou » a pour cause des retards de versement. La structure associative dépend en effet entièrement des financements publics. Par exemple, les fonds européens, près de 420 000 euros, tardent à venir.
En outre, les arrêts maladie ont coûté 41 000 euros (sur deux ans) à la structure. Le non-versement de la cotisation (21 600 euros environ) de la communauté de communes de l'Ourcq et du Clignon qui a préféré en faire profiter la Maison de l'emploi et de la formation (MEF) en grande difficulté elle aussi (lire notre article du jeudi 21 juin).

L'assèchement des ressources financières est une chose. Néanmoins, pour les représentants, ces suppressions de postes sont également un moyen de « se débarrasser de salariés gênants ». Parmi les quatre personnes concernées, l'une est reconnue travailleuse handicapée, une autre est une jeune maman, qui se trouve en congé maladie après son congé maternité. « Certains éléments nous font penser à de l'acharnement. Par exemple, la jeune maman est convoquée par un médecin sur demande de l'employeur pour contrôle de son arrêt de travail à 19 heures, la veille de son dernier jour ! »

D'autre part, les discussions laissent entendre que l'ambiance interne n'est pas au beau fixe au sein de la structure de 20 salariés. « Parmi les salariées licenciées, certaines ont été approchées par d'autres collègues qui leur recommandaient de partir », relève une source interne.
Ces éléments pousseraient les organisations syndicales à plaider les dossiers devant les prud'hommes. L'ultime requête devant le député permettra-t-elle de l'éviter ?
Julien ASSAILLY

Imprimer Recommander Wikio digg

Il n'est plus possible de contribuer à cet article.

Les dernières contributions


Jagger

11/08/2012 à 18h59

S'agit-il réellement de licenciements économiques ???
Dans le cas d'un licenciement économique, les personnes licenciées sont généralement celles qui ont les salaires les plus importants. Là, au contraire, ce sont apparemment les personnes qui auraient les salaires les moins élevés (3 agents d'accueil et un assistant financier, dont la jeune maman en congés maladie et un travailleur handicapé)...

Dans l'article précédent, le président "exaspéré" parle des arrêts maladie qui auraient coûté 41000 euros. Ne s'agirait-il pas plutôt d'un règlement de comptes ???

Comme la jeune maman a été réintégrée, souhaitons-lui qu'elle soit bien accueillie au sein de cette entreprise dont l'ambiance n'est apparemment pas au beau fixe. Mais qu'en est-il des autres personnes licenciées ?
Que fait le Maire de Château-Thierry ?

Sirène

07/08/2012 à 22h17

les sources du journaliste ne seraient si "ragots" ....
Visite du Maire ou intervention d'une autorité pour cette jeune maman??
La procédure ne semblait donc pas respectée!!!

Sirène

07/08/2012 à 22h12

le licenciement de la jeune maman annulé la veille de la fin du contrat de travail! Bonne ou mauvaise nouvelle?

jté

01/08/2012 à 16h58

funckyman je suis tout à fait d'accord une structure telle que celle ci! qui licencie c'est inamissible ...
Les salariés n'ont pas à payer les erreurs des personnes qui dirigent ces structures

funkyman

01/08/2012 à 15h40

Vouloir assainir une situation financière c'est une chose, chercher à se débarrasser de salariés "génants" en est une autre, hélas pas si rare chez ceux qui dirigent. Je constate avec effroi que c'est dans les structures qui font du "social" que l'humain est le plus méprisé !!!!
Deux remarques tout de même :
1- A qui revient la faute de cette situation économique? au gestionnaire qui aurait dû l'anticiper et non aux salariés!!! Quel sanction?
2 - Pourquoi des subventions promises à la Mission locale arrivent-elles dans les caisses de la M.E.F? Doit-on s'interroger sur la capacité de gestion de la Mission locale?

jeune02400

Chateau Thierry

28/07/2012 à 22h04

Messieurs les Syndicats, je pense que si M Le Président de la Mission Locale et son Bureau en arrive a cette solution s'est aussi pour peut être sauver l'avenir de cette structure.
Par contre j'ai eu l'occasion de me rendre à la Mission Locale cette semaine et j'en ai discuté avec ma conseillère de cette situation, sachez que les salariés ne sont pas dans une situation facile de voir partir des collègues avec qui ils travaillent depuis fort lontemps. Il y a même une solidarité pour essayer de proposer des offres d'emploi ou des actions de formation afin de ne pas laisser les collègues sur le carreaux. Alors les on dit, Mr Assailly, il vaut mieux aller vérifier par vous même ????

milochato

28/07/2012 à 21h56

Ce n'est pas le premier article sur les difficultés financières de la Mission Locale qui ont été largement expliquées par son Président et ses malheureuses conséquences.
Ce qui est inadmissible est de colporter des allusions à une mauvaise ambiance au sein de la structure: la situation est dramatique pour les personnes licenciées mais elle n'est pas non plus rose pour ceux qui restent: voir des collègues partir aussi vite n'est pas facile à vivre, alors Monsieur Assailly, contentez-vous de relater des faits et non pas des ragots de certaines personnes ! Ne créez pas de polémique là où il n'y en a pas et ceci dans le respect de l'ensemble des 20 salariés, merci !

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952