Logements / Les grands chantiers de l'OPAC

Logements / Les grands chantiers de l'OPAC

Publié le vendredi 14 mai 2010 à 13H00 - Vu 129 fois

ARDENNES. L'Opac, un des tout premiers donneurs d'ordre du département,  qui possède 11 500 logements  dans les Ardennes va avoir du pain  sur la planche d'ici 2013.

«ON n'a jamais eu un tel plan de charges et de construction depuis la fin des années 70 ». Entre le programme de renouvellement urbain, le plan de cohésion sociale et les retombées du Grenelle de l'environnement, les deux prochains exercices seront fertiles en chantier pour l'Opac.
Didier Hamel, directeur, et Alain Lhuillier, directeur développement, font, ici, le point sur ces trois grands projets.

L'opération ANRU

Ce programme qui concerne Charleville-Mézières, Sedan et Fumay et dont les premières conventions ont été signées en 2006 sera très porteur pour les Ardennes.
Il concerne, en effet, 10 % des 11 500 logements gérés par l'Opac.
Jusqu'alors, on a pris du retard. Après les déconstructions de la barre Verlaine à La Houillère et de trois tours à Torcy, seulement 28 logements ont été réalisés, rue César-Franck, à Charleville-Mézières, onze autres, route de Monthermé, et, enfin, 25 Villa Debussy à Sedan.
« Le budget global de l'Anru dans les Ardennes s'élevant à environ 370 millions d'euros, nous allons sortir de nos caisses au moins 160 millions d'euros dans des opérations de construction, déconstruction, résidentialisation, acquisition et réhabilitation*. Il va donc y avoir une surcharge de travail d'ici la fin 2013 », confesse Didier Hamel.
Ce projet-phare va monter sérieusement en puissance. Au point de mobiliser toutes les équipes de l'Opac (278 salariés, 62 millions d'euros de fonctionnement et 46 millions d'euros d'investissements en 2010). « Si nous restons dans les enveloppes financières prévisionnelles, il va y avoir une explosion des panneaux Opac sur les chantiers ».

1 359 démolitions, 1 024 reconstructions

Les prochaines démolitions concerneront l'immeuble Bizet à Charleville-Mézières fin 2010-début 2011 et deux bâtiments de la rue Berlioz à Sedan.
Pour assumer ses engagements sans mettre en péril l'organisme logeur, Didier Hamel ne cache pas qu'il y aura des périodes difficiles sur la durée d'exécution du programme. Et notamment sur la recherche d'un équilibre économique satisfaisant sur chacune des opérations d'autant que le financement du surcoût n'est pas encore résolu ».
Explications : « Il va nous falloir beaucoup décaisser pour obtenir nos investissements tout en ayant moins de rentrées financières du fait de la neutralisation de nombreux logements sociaux (Ndlr : 1 359 démolitions progressives de logements pour 1 024 logements en reconstruction), notre budget d'exploitation va donc souffrir de ce déficit… » prévient le directeur de l'Opac. Une façon d'ouvrir le parapluie par rapport aux locataires.
Le plan de cohésion sociale
Le volet logement de la loi Borloo, lancé en 2005 pour cinq ans, visait à la création de 508 logements sociaux judicieusement répartis sur tout le territoire départemental. Curieusement, alors qu'on arrive en fin de programme et que l'Opac doit composer avec une population en difficulté croissante, les besoins préalablement recensés n'ont pas été avérés.
« Le taux de réalisation s'élève à 50 %. Le déclin démographique et le programme ambitieux de l'Anru expliquent ce phénomène ».
Plusieurs chantiers sont, néanmoins, en cours de finalisation. A l'étude à Novy-Chevrières (16 logements aux Grandes-Faches),- Nouvion-sur- Meuse (26 à Gossebu), Vireux-Wallerand (12, rue de Ridoux) et Flize (5, rue Salengro). Ou en cours de chantier àLa Francheville (18 maisons jumelées à Saint-Ponce).

Pascal REMY
* L'Opac attend 60 millions d'euros de subventions et souscrira 80 à 85 millions d'euros d'emprunts et 15 millions d'euros de fonds propres sur ses réserves financières.

L'union l'Ardennais