Publié le samedi 19 mai 2012 à 11H00 - Vu 272 fois
La pédopsychiatrie représente une cinquantaine de salariés à Prémontré.
PRÉMONTRÉ (Aisne) La carte sanitaire pourrait conduire à la disparition des pavillons de pédopsychiatrie à l'hôpital de Prémontré, le syndicat Unsa se dit vigilant.
LA CARTE sanitaire prévue par l'Agence régionale de santé ne prévoirait dans l'Aisne plus que deux pôles au lieu de trois au niveau pédopsychiatrie, un au Nord et un au Sud. Dans ce contexte, que va devenir Laon se demande le syndicat Unsa de l'établissement public de santé mentale de Prémontré.
Familles éloignées
Le pôle laonnois regroupe notamment deux pavillons à Prémontré et un centre pour adolescents à Chauny. Ce dernier centre devrait fermer, une petite vingtaine de salariés sont ici concernés.
Au sujet des pavillons verts (les adolescents en crise et ceux dans une grande souffrance psychique) et bleus (pour les enfants jusqu'à 12 ans) de Prémontré, le projet serait une répartition sur Saint-Quentin et Soissons. Ici, une cinquante de salariés sont concernés. Ils n'ont pas forcément envie d'aller travailler loin de leur domicile. Il y a aussi le problème des familles qui devraient faire de nombreux kilomètres.
La Picardie aurait trop de lits
« Il s'agit d'un projet à l'ébauche et nous serons vigilants à ce sujet, surtout sur la conservation des moyens en personnels en terme de pédopsychiatrie », expliquent Jean-Luc Durand et Lidwine Carlu du syndicat Unsa.
Car vient aussi se greffer une étude de 2010 faisant apparaître des disparités au niveau du nombre de lits selon les régions, la Picardie ayant plus de lits que d'autres.
« La question a alors été de savoir comment certaines régions font avec peu de lits et l'idée aujourd'hui est d'en supprimer une dizaine sur 34 au niveau du pôle laonnois. » Car les points de vue évoluent en terme de pédopsychiatrie. « On estime que lorsque c'est possible les enfants sont mieux chez eux qu'à l'hôpital. Nous, on veut bien entendre ce constat et que le centre médico-psychiatrique et l'hôpital de jour de Laon soit préféré. Il faut néanmoins pour cela garder les moyens en personnel pour ces structures. »
Une hospitalisation en pédopsychiatrie aurait un coût d'environ 2 000 euros par jour. Parallèlement, les délais d'attente pour un rendez-vous à l'hôpital de jour seraient de deux mois, ce qui est très long pour un jeune ayant un problème.
« Ce délai peut aller jusqu'à six ou neuf mois pour le centre médico-psychologique d'Hirson. Garder les moyens en personnel ne permettra peut-être pas de raccourcir les délais, mais cela peut donner la possibilité de proposer un accompagnement jusqu'au rendez-vous. »
Yann LE BLÉVEC
yleblevec@journal-lunion.fr
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