Publié le jeudi 14 juin 2012 à 09H25 - Vu 148 fois
Membres de l'Apar et élus ont débattu de la confusion des missions de l'association de prévention.
REVIN (Ardennes) Après une année de transition, l'Apar a encore des difficultés à faire comprendre au public ses différentes missions. Un manque de « lisibilité » qu'elle espère pouvoir corriger cette année.
L'APAR, une association à part ? Sans doute, de par sa mission première d'accompagner les jeunes désocialisés ou en voie de désocialisation, âgés de 12 à 21 ans, et leurs familles, elle n'a pas vocation à faire grand étalage de ses actions.
La nouvelle équipe mise en place l'an passé avoue cependant avoir des difficultés de « lisibilité », et essaie de faire des efforts. Mais qui ne semblent ne pas encore être perçus par la population. En atteste, le débat ouvert lors de l'assemblée générale suite à des critiques formulées par des Revinois : « Avant, l'association rendait tout un service à la population, qui n'est plus rendu aujourd'hui. S'il y a un manque, il faut le pointer », « Il manque le contact d'avant. Avant, c'était ouvert à tous. Maintenant, la population boude l'Apar. Il y a une rupture entre l'ancienne et la nouvelle équipe » et celle renouvelée de l'absence d'un accueil plus étendu, et du manque d'effectifs. Ce à quoi, le président François Créton a répondu : « Nous ne sommes pas un service public, nous n'avons pas à assurer une permanence. Notre public est ciblé sur les 12-21 ans et des priorités à gérer. Il y a un problème de connaissance de notre métier. Nous n'avons pas le temps de tout faire. Nous travaillons sur toute la ville de Revin et ne pouvons pallier les autres services ».
A été mentionnée, en exemple, la création d'un poste d'écrivain public au centre social d'Orzy.
« Pompiers de la précarité »
Sont venus tour à tour abonder dans ce sens, l'adjointe et conseillère générale Dominique Ruelle, les vice-présidents du conseil général Boris Ravignon et Pierre Cordier.
Un membre de l'association clubs et équipes prévention ardennais (Acepa), basée à Manchester, a évoqué les difficultés de prise en charge des cas de détresse psychologique : « Sauf à les aider à sortir la tête de l'eau. Nous répondons aux urgences. Les préoccupations des gens ont évolué ».
L'évolution de la précarité et de la misère, un sujet relevé par Sehel Chabane, souhaitant la mise en place de « missions en adéquation avec les besoins réels sur le terrain ».
« Les clubs de prévention ne font pas des miracles », a souligné un représentant de l'association club prévention Sedan Ouest (Acpso) rejoint par l'argumentation du directeur du centre social d'Orzy Joaquim Carvalho.
« L'adéquation, c'est aux financeurs et aux acteurs d'en débattre. L'image des travailleurs sociaux, c'est d'être les pompiers éteignant les feux de la précarité. Dans la situation économique, sociale et culturelle actuelle, qui se dégrade, ils font ce qu'ils peuvent. C'est aux causes de cette situation qu'il faut s'attaquer et là n'est pas leur rôle. Il faut interpeller les politiques et pas attendre de ces pompiers qu'ils soient présents et efficaces sur des choses qui nous dépassent ».
Boris Ravignon de conclure ces échanges, en rappelant la politique menée par le conseil général : « Le vecteur d'amélioration est que chacun sache ce qu'il a à faire et que les moyens correspondent aux missions de chacun. Le conseil général soutient les centres sociaux et les structures d'insertion professionnelle. Nous avons besoin de savoir si l'on s'approche des bons ou moins bons résultats, d'une évaluation. C'est une question de cohérence des interventions ».
Côté perspectives, l'association souhaite entre autres redéfinir le cadre des chantiers éducatifs, avoir une position géographique au cœur du territoire en centre-ville de Revin et travailler en collaboration avec les deux autres associations du département.
C.S.
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