Le préavis de grève levé au centre de tri de la Poste

Le préavis de grève levé au centre de tri de la Poste

Publié le mardi 17 avril 2012 à 11H00 - Vu 165 fois

HIRSON (Aisne) La CGT et Sud-PTT ont levé, hier, leur préavis de grève, après avoir rencontré la direction. Les négociations devraient être reprises « au départ ».

LE préavis de grève, qui devait démarrer ce lundi 17 avril, au centre de tri d'Hirson, a été levé ce lundi matin.
Il avait été déposé la semaine dernière par Sud-PTT, et il y a un peu plus longtemps par la CGT (le syndicat majoritaire). Deux syndicats qui n'ont donc pas agi sous forme d'intersyndicale.
Les syndicats s'opposent à une nouvelle réorganisation, entraînant, d'après Sud-PTT, la suppression de 3,7 postes, à partir du 22 mai prochain.

« Gâchis précédents »
Représentant syndical de Sud-PTT à Hirson, Christophe Meurice commente ce lundi : « A ce jour, nous avons levé notre préavis de grève, mais nous resterons très vigilants. » Il poursuit : « Il est grand temps d'entamer enfin ce fameux « grand dialogue » et d'écouter les organisations syndicales majoritaires, premiers relais des attentes des personnels. »
Des négociations ont donc eu lieu ce lundi matin, à Hirson, entre la direction du centre de tri, et des représentants de Sud-PTT, « venus de Laon », de même que de la CGT, avec notamment Laurent Hernoux, responsable syndical.
Lors de cette réunion, il a été rappelé qu'une commission a été mise en place au niveau national, la commission Kaspar, qui rendra son rapport en septembre. Christophe Meurice indique que Sud-PTT attend donc de connaître les travaux de cette commission, avant de réagir. Réponse, a priori, à la rentrée…

Pour la CGT, Laurent Hernoux souligne, sur un plan local, que la direction hirsonnaise du centre de tri a décidé « de reprendre les négociations au départ ». Avec donc le concours des organisations syndicales.
La vigilance de Christophe Meurice est motivée par les constatations suivantes : « Dans tous les services, nous vivons des réorganisations qui se succèdent à un rythme de plus en plus élevé. A peine une nouvelle organisation est-elle péniblement mise en place que, sans aucune autocritique, et sans aucun état d'âme, un nouveau projet arrive pour tout recasser. »
Il ajoute : « Chaque réorganisation a un coût qui s'ajoute aux gâchis précédents. Mais aucun bilan objectif de leur pertinence n'est effectué. Quant à ceux qui subissent ces restructurations en cascade, personne ne s'en soucie ! »
De son côté, Laurent Hernoux rappelle aussi que le 29 février, la CGT, seule, avait lancé un mouvement de grève eu égard à cette même situation, « avec un taux de grévistes de 85 % ».

Michel MAINNEVRET

L'union l'Ardennais