Publié le samedi 23 juin 2012 à 10H22 - Vu 438 fois
Les nouveaux bâtiments étaient entrés en service en décembre dernier, mais n’ont étéinaugurés que ce jeudi.
REIMS (Marne) Le nouvel hébergement des « paumés de la rue » a été inauguré officiellement dans une ambiance festive.
AHMED est un « cabossé de la vie ». Vivant d'indemnités chômage, un jour il s'est retrouvé à la rue, à la suite d'une expulsion. T., lui, affirme n'avoir carrément aucun revenu ; il se présente comme un réfugié politique. Ils sont actuellement hébergés par l'Armée du salut à Reims.
Ce jeudi, eux et leurs compagnons d'infortune étaient à la fête : fanfare, ballons, cocktail et poignées de main, c'était la joyeuse ambiance pour l'inauguration officielle du nouveau bâtiment de cette « armée » de la solidarité, rue de Taissy, à deux pas du quartier Saint-Remi et avec vue sur le canal, bâtiment baptisé « le Nouvel horizon ».
Fini en effet les locaux de la rue Goïot, qui avaient rendu de bons et loyaux services pendant un demi-siècle, mais « très étroits et qui n'étaient plus aux normes », comme on le rappelle du côté de la direction.
Le matériel et le spirituel
Le nouvel immeuble offre un « cadre plus agréable », comme le confie T., plus confortable aussi : « Ici on a ses sanitaires particuliers, au lieu des sanitaires collectifs. » Et ils sont plus nombreux à profiter d'appartements individuels, comme Ahmed, « alors que rue Goïot nous étions deux ».
A l'heure des allocutions, les autorités ont rappelé que cette réalisation, entrée en service en décembre dernier, est l'aboutissement d'un patient travail initié il y a déjà huit ans, que l'argent public (Etat, Région, Département, Ville) a participé au financement des quelque 5,4 millions nécessaires, et que des valeurs pouvant apparaître « ringardes » selon les termes du préfet, comme honneur et charité, trouvent là une expression concrète et très actuelle. Ils sont en tout quatre-vingt-trois, comme Ahmed et T., à en profiter chaque jour, sachant que régulièrement certains partent mais d'autres arrivent.
Quant au grand patron de l'Armée du salut au niveau français, Massino Paone, il n'a pas manqué, avec sa pointe d'accent italien, de souligner que l'aide apportée par ses troupes aux exclus ne se cantonnait pas au seul hébergement purement matériel, mais s'accompagnait d'une dimension « spirituelle, offrant notamment une réflexion sur le sens de l'existence ». Un sens pas facile à découvrir en effet quand on se retrouve à la rue…
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Les dernières contributions
odettemadeleine
24/06/2012 à 18h37
MarieRebelle : Je suis désolée mais je n'ai pas compris le sens de vos 2 réponses ?
MarieRebelle
23/06/2012 à 21h56
Où alors, on réouvre "La cour des miracles"!
MarieRebelle
23/06/2012 à 21h54
Odettemadeleine, jamais je ne vous souhaite pareille situation... réfléchissez un peu...!
hallstatt
Oublier ses ancêtres, c’est être un ruisseau sans source, un arbre sans racines. »
23/06/2012 à 17h31
11h36
No comment...!!!!!! mais j'ai mon avis....!!!si je vous le disais vous seriez outrée...!!!!!
le chevalier de...
Reims
23/06/2012 à 12h03
Il faut se souvenir des gens comme Goiot ou Maurice Princet qui surent penser aux démunis à des époques où leur nombre n'était pas aussi important qu'aujourd'hui...
odettemadeleine
23/06/2012 à 11h36
Et d'aucuns vont affirmer que c'est encore de l'argent pour des assistés, des feignants, des sans-papiers, bref des gens qui non seulement ne rapportent rien mais qui coûtent.
Bravo à toutes les structures qui ont imaginé puis financé ces installations plus décentes donc plus humaines.