Publié le jeudi 26 janvier 2012 à 12H00 - Vu 120 fois
Jean-Jacques Hopin, Jean Humbert, Pascal Viéville et Jérôme Briffaut. Le Relais passe à la vitesse supérieure, celle de la gestion informatique.
HIRSON (Aisne) Pour la Banque alimentaire, le Relais sert d'association pilote pour l'informatisation et la numérisation.
LE relais d'aide alimentaire d'Hirson sert d'association pilote à la banque alimentaire (BA) de Saint-Quentin en ce qui concerne la numérisation de la distribution. Une convention de partenariat alimentaire a été signée entre la BA et ses principaux partenaires, l'Europe, mais aussi l'Etat français. Des engagements juridiques multiples et contraignants, qui obligent le relais, gros client de la BA, à opter pour une gestion informatique pour l'ensemble de ses activités, mais aussi à modifier quelques-unes de ses pratiques.
« Si nous servons de pilote, c'est parce que nous distribuons quelque 140 tonnes de conserves par an, beaucoup de produits congelés, et nous avons également une chambre froide importante », reconnaît Jean-Jacques Hopin, président d'honneur.
Un représentant de la banque alimentaire de Saint-Quentin est venu visiter les locaux du relais d'Hirson au début du mois de janvier. Il sera l'interlocuteur privilégié au niveau de la BA pour suivre la modernisation du Relais. Par ailleurs, le relais a été doté d'un kit de communication.
Jean-Jacques Hopin évoque ensuite les points suivants : « Nous n'avons plus le droit de détruire nous-mêmes les produits, l'hygiène et la traçabilité doivent être irréprochables, la chambre froide doit être aux normes et désinfectée régulièrement, pour lutter par exemple contre la listéria. » Au relais, un « Monsieur traçabilité » a d'ailleurs été nommé (Jean-Claude Chimot). Tandis que tous les bénévoles/bénéficiaires doivent être suffisamment impliqués, suivant les dispositions de la convention.
Former à la nutrition
Et puis deux personnes viennent d'être embauchées (en contrat unique d'insertion) pour suivre l'informatisation d'un côté et la numérisation/scannerisation de l'autre : il s'agit respectivement de Jérôme Briffaut et de Pascal Viéville (sensibilisé par le biais d'un passeport bureautique). Concrètement, Jérôme Briffaut est chargé d'améliorer la codification, établie par la BA dès que les produits sortent des locaux de Saint-Quentin, ou encore d'alimenter les différents services de l'Etat en statistiques, par rapport aux bénéficiaires du Relais. Des statistiques qui restent anonymes. Enfin, Jean-Jacques Hopin et Jean Humbert, le président, ont reçu une formation sur la nutrition et l'équilibre alimentaire. Un écran sera très bientôt installé dans le hall d'accueil, afin d'informer les bénéficiaires sur cet aspect majeur.
« Nous ne sommes pas que des distributeurs. Il est prévu d'aller filmer les gens chez eux quand ils préparent une recette ! » Jean-Jacques Hopin cite en exemple les salsifis, légume régulièrement distribué, mais dont la préparation culinaire la plus adéquate semble échapper à beaucoup.
Michel MAINNEVRET
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