Publié le jeudi 07 janvier 2010
Pas facile pour les salariés grévistes de braver le froid pendant deux nuits et deux jours et demi.
Michel MAINNEVRET
LE conflit chez Anodel a été suspendu ce mercredi vers midi. Installé depuis lundi matin devant les locaux de la rue de Guise, le piquet de grève a donc pris fin.
A l'initiative semble-t-il de Didier Devaux, secrétaire général de l'union locale CGT, une réunion a eu lieu mercredi matin dans les locaux de la rue de Dinant, au siège de ce syndicat. Parallèlement, des contacts téléphoniques ont eu lieu avec James Delavault, PDG du groupe auquel appartient Anodel, et dont le siège est situé dans le Nord. Des contacts facilités par René Van de Kerchove, directeur du site hirsonnais.
Ils ont bravé le froid intense
Y-a-t-il eu un accord ? « Les jours de grève seront payés aux salariés par l'entreprise. Mais ils devront être récupérés par la suite », précise Christian Tronçon, responsable CGT, qui participait à cette réunion, et qui attend désormais de voir… « Le travail reprend normalement ce jeudi à 5 heures, jour de l'entretien préalable pour le salarié concerné, on attend donc de voir s'il y aura sanction ».
Rappelons que les salariés grévistes reprochaient à l'entreprise de ne pas avoir communiqué le motif d'une mise à pied conservatoire d'un salarié. La direction considérant que la motivation devait être annoncée le jour de l'entretien avec le salarié ; les salariés grévistes voulant connaître la motivation dès l'annonce de la mise à pied. A suivre donc la motivation et la sanction qui pourrait l'accompagner.
Pour une entreprise de quelque 45 salariés, la mobilisation a été assez importante, même si aucun chiffre officiel n'a été communiqué. Quelques salariés seulement travaillaient depuis lundi.
Il est vrai que le piquet de grève a permis de frapper au cœur cette entreprise de protection de pièces en aluminium, en empêchant les camions de pénétrer dans l'usine.
Une situation que ne pouvaient supporter MM. Delavault et Van de Kerchove (voir leurs propos dans l'union de ce mardi), arguant de la confiance nécessaire envers de nouveaux clients. Mais un levier essentiel pour les grévistes qui ont bravé un froid intense pendant deux nuits et deux jours et demi.
Des grévistes soutenus depuis trois jours par des salariés d'autres entreprises qui alimentent régulièrement la chronique sociale locale, on citera Eberspächer de Saint-Michel et le centre Leclerc de Buire/Hirson.
Michel MAINNEVRET






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