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Grève chez Veolia Eau Sale temps pour les salariés

Publié le vendredi 22 juin 2012 à 11H00 - Vu 224 fois


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Des conditions de travail parfois dures que les salariés acceptent pour peu qu'ils aient le sentiment d'être respectés.

Des conditions de travail parfois dures que les salariés acceptent pour peu qu'ils aient le sentiment d'être respectés.


Frustration, stagnation salariale, les salariés de Veolia doivent assurer un service public sans pouvoir prétendre à bénéficier des niveaux de salaires du privé.

MILLE trois cent soixante euros net par mois. C'est le salaire d'Antonio Dos Santos Oliveira, 39 ans, titulaire d'un Brevet de technicien supérieur (BTS), électromécanicien au sein de l'agence de Veolia Eau à Revin.
Ce père de famille précise que ce montant inclut les primes, mais pas les astreintes (80 € auxquels s'ajoutent les heures de sorties).
Tony Sacré, 15 ans d'ancienneté, agent de travaux, gagne, lui, 1.308 euros, hors astreinte.
En poste depuis six ans, cet autre agent de réseaux âgé de 26 ans ne voit pas d'évolution de carrière : « Quand je vois que des personnes de 40 ans, 50 ans touchent 1.300 euros, ça fait peur »
Ces salariés ont rejoint le mouvement de grève national débuté lundi.
Ils protestent contre une augmentation salariale de 0,5 point - 7 euros brut selon les syndicats - concédée par leur direction, alors qu'au même moment, les actionnaires de Veolia Eau devaient se partagent la somme de 200 millions de profit. Ces agents de Veolia font un travail qui, parfois, leur paraît ingrat et dur. Les agents des agences de Revin et Givet sont soumis, chacun leur tour, à une semaine d'astreinte dans le mois.
Des inégalités parmi les inégalités
Une journée normale débute à 8 heures pour prendre fin à 16 h 30. Lorsqu'ils sont d'astreinte, ils peuvent être amenés à intervenir à tout moment du vendredi au vendredi. Les heures supplémentaires sont bien sûr payées.
Mais inégalités parmi les inégalités, la prime d'astreinte des agents de la Pointe (Revin et Givet) est moindre par rapport à leurs collègues d'autres régions où celle-ci peut atteindre 250 euros.
En temps hivernal, lorsque les canalisations sont gelées et pètent, être d'astreinte n'est pas qu'une formalité.
L'équipe composée de quatre personnes vole au secours de particuliers ou des communes dans un rayon qui va de la Thiérache ardennaise (Blombay) à Givet.
« Cet hiver, je me souviens d'un samedi où on a été appelés à 22 heures. On est rentré à 2 heures du matin. J'étais appelé de nouveau chez moi sur mon portable à 2 h 30. Et je suis rentré à 8 heures », explique Antonio Dos Santos Oliveira.
« Lorsqu'on est d'astreinte, on essaye parfois de dormir entre deux coups de fil », commente un autre agent.
« Le plus dur, parfois, c'est pour notre famille », ajoute Tony.
« J'ai fait 30 heures d'astreinte en un week-end cet hiver », informe pour sa part Jean-Luc.
Mais tout cela, les salariés sont prêts à l'accepter pour peu qu'on les respecte et qu'on les traite avec justice.
Au-delà des revendications nationales, les salariés de Revin-Givet réclameront, en temps opportun, que leurs primes d'astreintes soient égales à d'autres régions. Sinon la même pour tous.
Arlyne JEANNOT

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expat08

08

22/06/2012 à 13h54 | 2

et oui Lyes08... c'est comme la PUB :

"avant je faisais des promesses ... mais ça, c'était avant ... " :o)

lyes08

22/06/2012 à 12h55 | 1

Mr Leonard ou êtes vous
je croyais que vous allez être un député de terrain et de proximité
je vois sa

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