Publié le jeudi 02 février 2012 à 12H00 - Vu 301 fois
Les dix étudiants en sociologie, logés à Rancennes, déambuleront à Givet et ses environs jusqu'à samedi.
Dix étudiants de l'université Paris VIII sont en stage dans le secteur. Nous les avons rencontrés.
POUR les jeunes Franciliens arrivés dans la Pointe le week-end dernier, ce séjour à Givet et ses environs s'apparente à un vrai remake de Rendez-vous en terre inconnue. En moins exotique, évidemment, que l'émission de France 2. « L'idée à chaque fois que l'on se déplace, c'est de trouver un endroit intéressant, que les étudiants ne connaissent pas et où ils n'ont aucune attache, afin qu'ils puissent réaliser leur travail dans les meilleures conditions possibles », explique la maître de conférence, Corinne Davault.
Et à vrai dire, à ce petit jeu-là, la cité de Méhul ne manque pas « d'atouts » : avec entres autres, la proximité de la centrale nucléaire, celle de la Belgique et malheureusement aussi, la désindustrialisation qui l'a saignée ces dernières décennies. « On est venu en repérage au mois de septembre, et c'est après cette visite, qu'on a décidé d'y emmener une partie de nos étudiants », précise l'universitaire.
Au total, ils sont une dizaine à avoir pris leurs quartiers, samedi, dans un gîte de Rancennes. Non pas pour s'offrir incognito une semaine de vacances, mais bel et bien pour plancher dans le cadre de leur troisième année de licence en sociologie.
A l'issue de cette immersion sur le terrain, les jeunes Franciliens devront ensuite rédiger un mémoire qui « comptera dans la note finale », confie Lucie, 20 ans. Leur diplôme en dépend donc en partie…
« Le coin est joli »
Pour l'occasion, quatre thèmes bien spécifiques ont été sélectionnés : « les logements sociaux et le caravaning », « les conséquences de l'implantation de la centrale nucléaire de Chooz », « les modalités de l'affouage » (soit la possibilité pour les habitants d'une commune de recevoir une partie de la production des forêts appartenant à celle-ci), et les suites du conflit Cellatex. « Quel a été l'impact de la fermeture sur la vie de famille des anciens salariés ? Ou encore, que sont devenus les enfants des ouvriers licenciés ? » résume Florian, 23 ans.
Pour mener à bien leur enquête, les étudiants ont déjà multiplié les rencontres avec la population locale. Et cela devrait encore continuer jusqu'à ce week-end.
Mais même s'ils travaillent dur, ces derniers ont quand même profité de leur présence dans la Pointe pour découvrir les environs. « Le coin est joli et les gens très chaleureux », assure ainsi Mélissa, 23 ans. Florian, lui, retient surtout « le froid » et « les rues vides » à son arrivée, samedi.
La petite taille du lycée (que l'on évoque beaucoup ces derniers jours dans nos colonnes, ndlr) a aussi particulièrement surpris le petit groupe de Parisiens. Il faut dire qu'eux, dans leur université, ils sont plus de 22 000…
Aurélien AVIGLIANO
Les dix étudiants sont toujours en quête de témoignages, afin d'étoffer leurs enquêtes respectives. Les personnes intéressées peuvent les contacter au numéro suivant : 06.50.67.62.74.
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