Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Comité de soutien et manif pour l'ex-métallo

Publié le lundi 15 mars 2010 à 10H35 - Vu 48 fois



Un comité de soutien s'est formé en solidarité à David Bousquet, cet ex-salarié de Thomé-Génot qui avait été condamné en 2007 à quatre mois de prison avec sursis pour avoir endommagé les équipements de vidéo-protection de la préfecture lors d'une manifestation et qui se voit réclamer, trois ans plus tard, une somme de 22 000 euros (la facture des travaux de réparation), l'assurance et la préfecture ayant saisi une juridiction civile (alors qu'elles n'étaient pas partie civile au pénal…). (nos éditions de vendredi).
Se disant pour la première fois « démuni », le président de l'association des anciens salariés de Thomé-Génot, Yannick Langrenez, a donc aussitôt décidé de mobiliser pour soutenir son collègue, toujours chômeur.
Outre un comité de soutien qui se constitue avec déjà quelques parrains de poids (Philippe Vuilque, Claudine Ledoux, Michèle Leflon…), une manifestation aura lieu samedi 20 mars à 9 heures sur la place de Nouzonville.
A noter que David Bousquet a d'ores et déjà décidé de faire appel.
Le texte du comité de soutien : « David Bousquet est un métallo. Il était estampeur chez Thomé-Genot. Il est depuis au chômage comme beaucoup trop d'entre nous. Pourtant, les tenants du pouvoir par l'intermédiaire de la préfecture des Ardennes, aux côtés de l'assurance Groupama, ont choisi de l'écraser en obtenant d'un tribunal qu'il lui soit réclamé plus de 22 000€, après l'avoir fait condamner à 4 mois de prison avec sursis (il y a 3 ans), suite au blocus de la préfecture par les anciens salariés alors en lutte. Cet acharnement à faire payer un bouc émissaire est inique ! Nous ne pouvons plus longtemps accepter qu'une victime d'un patronat voyou soit clouée au pilori dans le but inavoué de s'en prendre aux Thomé-Genot parce qu'ils se sont battus et qu'ils n'ont jamais accepté de courber l'échine. Nous ne pouvons laisser sombrer notre camarade. Nous en appelons donc à la solidarité de tous pour faire reculer la répression, pour que l'appel qui sera interjeté se solde par une relaxe complète de David ! »
Philippe MELLET

Imprimer Recommander Wikio digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Les dernières contributions


golden08700

15/03/2010 à 14h32

Une liquidation ne justifie pas les actes de vandalisme,moi aussi j'ai fait partie d'une charrette dans une usine qui a fermée,ce n'est pas pour celà que mes camarades et moi avons tout saccagé,même quand au bout de 30 ans vous voyez l'usine fermer,vous n'avez pas envie de saccager gratuitement tout ce qui vous tombe sous la main.Je pense qu'il est normal de sanctionner lourdement ces gens qui ,surtout pour se faire remarquer,cassent ce qui appartient à la collectivité.pour moi une peine de travaux d'intérêt général serait la bien venue,mais plus en cas de récidive.

scanneur

15/03/2010 à 13h42

Comment alors expliquer aux jeunes qui ont pris l'habitude de brûler et de casser que c'est répréhensible et que le fait d'être salarié en lutte pourrait dispenser l'auteur de toute réparation financière des dégâts.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952