Publié le jeudi 14 juin 2012 à 10H28 - Vu 148 fois
Des lycéens à l'écoute. En arrière-plan sur le château d'eau, on distingue l'une des antennes.
PREMONTRE (Aisne) La CGT des hospitaliers a distribué des tracts, hier, pour attirer l'attention des lycéens sur le danger potentiel des antennes relais sur le Plateau.
«JE suis trop jeune. Je ne peux rien y faire, mais je crois que les ondes, c'est pas forcément très bon… » La réaction de cette lycéenne de Paul-Claudel était partagée, hier matin, par beaucoup d'autres jeunes gens interpellés par des représentants du syndicat CGT des hospitaliers de Prémontré.
Ces derniers avaient choisi de sensibiliser des adolescents, « parce que c'est de leur avenir qu'il s'agit et parce que leur établissement scolaire est situé à côté de plusieurs antennes placées sur les châteaux d'eau de la ville haute, rue du 13-Octobre ».
La maternité à proximité
Olivier Fenioux, secrétaire santé du département, et Jean-Robert Ah-Vane, secrétaire local, étaient accompagnés d'un infirmier pour dénoncer « un problème de santé publique ». Les antennes en question sont attenantes à un centre psycho-pathologique de l'hôpital de jour de Prémontré, qui accueille actuellement seize enfants de 6 à 10 ans, en carence affective et éducative.
À proximité, se trouvent aussi la maternité, la résidence d'Estrées pour personnes âgées et donc le lycée Claudel.
« L'ensemble des habitants du Plateau est concerné ! », considère même l'infirmier qui se dit très inquiet pour l'avenir de ces Laonnois.
« Nous nous appuyons sur l'association Robin des toits pour alerter les gens. Au lycée, les jeunes sont en plein développement et à la maternité, c'est encore pire, ce sont des bébés qui pourraient être touchés. Le principe de précaution doit pouvoir s'appliquer. »
Ces syndicalistes souhaiteraient que les antennes soient déplacées vers une zone moins sensible et, en tout cas, qu'elles disparaissent des environnements scolaires.
« C'est pas grave ! »
« On a eu la dioxine, on a eu l'amiante, on a eu le plomb. On nous disait : C'est pas grave ! », dénonce l'infirmier qui cite un rapport, selon lequel « des expériences d'absorption ont mis en évidence que les radiofréquences et micro-ondes affectent directement les systèmes vivants ».
Les syndicalistes en réfèrent également au professeur Belpomme, directeur de l'Institut de recherche sur le cancer, qui en appelle aux pouvoirs publics « pour qu'ils prennent conscience de la gravité de la situation et n'installent plus une seule antenne à côté d'une crèche ou école ». Ils ont envoyé une lettre ouverte à la mairie qui n'a pas donné suite.
« La mairie n'a pas d'avis sur la question », répond Christophe Coulon, directeur de cabinet. « Les études sur le sujet sont contradictoires. Aucune étude scientifique ne prouve le danger. Le principe de précaution n'a pas force de loi. »
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Les dernières contributions
lundy51
18/06/2012 à 15h10
Ca, c'est de l'engagement politique de haute volée...
Le changement c'est maintenant...
Bravo la cégété pour ce combat au plus proche des préoccupations des ados et qui va sans aucun doute révolutionner notre société...
Ah ah ah !!!
blackraven
15/06/2012 à 18h48
Vivement la prochaine action de la CGT pour informer les jeunes du danger des bornes anti stationnement TRES DANGEREUSES pour les tibias si on ne fait pas attention !
Greenleaf
15/06/2012 à 11h56
Et si seulement il n'y avait que les antennes relais qui envoi des ondes en ville.
Mais c'est comme tout, les gens râlent pour lire des vidéos sur leurs téléphones portables et les politiques se cachent derrière le manque d'étude scientifique.
Finalement qui est le plus responsable, le consommateur qui achète sans réfléchir ou le politique qui préfère remettre le problème à son successeur?