Publié le mercredi 22 février 2012 à 12H00 - Vu 210 fois
Se laver les mains régulièrement fait partie de la prévention contre la propagation des staphylocoques
Qu'il soit blanc, doré, ou d'une autre couleur, le staphylocoque peut devenir l'un de nos pires ennemis. Il se loge souvent dans notre nez !
Un simple geste de la vie quotidienne suffit à lui ouvrir la porte de notre organisme. Alors qu'il est quasiment notre « compagnon de route », le staphylocoque est capable de nous trahir sans vergogne et de nous amener les pires ennuis dont la mort après une bonne septicémie.
Or, nous sommes presque tous porteurs du staphylocoque, qui se tapit généralement dans le nez, mais aussi dans la gorge, le périnée (entre jambes), le vagin, les aisselles et les lésions de la peau. On le trouve encore sur le cuir chevelu, dans les vêtements ou la poussière. L'une des solutions pour le combattre est l'hygiène en général. Tous ceux qui ont vu une plaie s'infecter - un vulgaire panaris, par exemple - peuvent se dire qu'ils ont eu chaud. Car cette rupture dans la barrière de protection de notre organisme est la porte ouverte à l'infection généralisée. Dans la plupart des cas, notre système de défense est suffisant pour nous protéger.
Mais il arrive parfois qu'il se laisse submerger et que le staphylocoque se sente chez lui localement. Pour peu qu'il passe dans le sang et cela peut devenir une véritable catastrophe, éventuellement mortelle. Il peut aussi provoquer des intoxications alimentaires sérieuses.
Découvert en 1878/80 par Pasteur et confirmé par quelques autres chercheurs, le staphylocoque est un fléau dans la vie courante, mais plus encore dans les hôpitaux où il fait partie du peloton de tête des causes de maladies « nosocomiales ». Il est d'autant plus difficile de le combattre en milieu hospitalier que tout le monde - patients, visiteurs et personnel - le véhicule, d'une part ; qu'il mute rapidement, d'autre part ; et, enfin, qu'il vit encore même s'il passe de l'humain sur les objets.
Le problème dans les hôpitaux, c'est que le staphylocoque s'attaque aisément aux personnes fragilisées (malades ou âgées) et pas, ou si peu, aux personnes en bonne santé. Il n'existe que deux moyens de lutter contre lui : préventif, avec l'hygiène en général, des mains en particulier ; curatif grâce à la pénicilline et les antibiotiques… à condition de trouver le bon, tant la vilaine petite bête leur résiste. D'où la nécessité absolue d'y penser quand on sait qu'on aura un contact avec une personne fragile ou blessée, mais aussi avec la nourriture. Et de ne pas croquer les antibiotiques comme les bonbons, pour conserver leur efficacité face à l'intrus.
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Désarmés devant le SARM
L’un des médicaments trouvé dans les années 1950/60 pour lutter contre le staphylocoque doré est la méticilline. Il a d’abord fait la preuve de son efficacité. Mais la bactérie a fini par être plus forte que lui au point qu’on lui a donné le nom de SARM, comme staphylocoque résistant à la méticilline… à laquelle on préfère désormais d’autres produits. Le SARM se trouve surtout à l’hôpital, où toutes les catégories d’humains le véhiculent, autant que les objets.
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