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Santé / La réalité des rêves

Publié le mercredi 01 février 2012 à 10H18 - Vu 77 fois


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Rêves et cauchemars

Rêves et cauchemars


Difficile de dire pourquoi nous rêvons et si nos rêves ont un impact sur la santé. En revanche, nos rêves peuvent être des indicateurs sur notre état général.

Non ! notre cerveau ne reste pas inactif pendant la nuit. Et donc le sommeil n'est pas assimilable à une « petite mort » comme on peut l'entendre ici ou là. Au contraire, nous rêvons tous la nuit, que nous nous en souvenions ou pas ; que ce soit des rêves merveilleux ou des cauchemars. Cette activité cérébrale a-t-elle un impact sur notre santé ? On l'ignore. En revanche, on peut affirmer que le rêve peut se muer en indicateur de notre état général, psychologique surtout.
Notre sommeil n'est pas linéaire. Il se déroule en plusieurs phases : l'endormissement ; le sommeil léger (la moitié du temps de sommeil, avec le cerveau en alerte) ; le sommeil profond (un quart du temps, souvent paisible) et le sommeil paradoxal (15 minutes environ). Ce cycle se renouvelle toutes les 90 minutes environ.
Ce dernier stade est dit paradoxal parce que le corps reste immobile, tandis que les yeux sont très mobiles et le cerveau en pleine action. C'est dans cette phase que les rêves sont les plus nombreux et peuvent être mémorisés. Nous sommes très inégaux devant le souvenir des rêves.
Malgré les recherches sur le sujet, il est encore difficile de dire le rôle du rêve. Ce dernier pourrait être l'un des acteurs de la mémorisation des actes vécus. Certains pensent aussi que l'activité cérébrale de la nuit serait un moyen de « nettoyer » ou d'alléger notre « disque dur ».
Plus certaine est l'idée selon laquelle le rêve traduit l'état psychologique ou psychique du dormeur, voire même son état de santé. D'où les différentes sortes de rêves, qui s'appuient sur l'actualité de notre vie ou sur notre environnement pendant le sommeil. Certains rêves de fond sont récurrents, même si le scénario diffère. Le rêve est parfois invraisemblable, mais dans 9 cas sur 10, il s'agit d'une histoire aussi réaliste que cohérente. Certains médicaments peuvent en modifier le contenu. Le tabac, lui, donnerait davantage à rêver.
Si le rêve classique est difficile à interpréter - ce que l'Homme cherche à faire depuis qu'il réfléchit - le cauchemar est plus parlant. Il traduit généralement une peur ou un traumatisme et peut être tellement dérangeant qu'il réveille brutalement le dormeur, comme si ce dernier cherchait à échapper à la situation dont il rêve.

Dossier réalisé par Jean-François SCHERPEREEL
jfscherpereel@journal-lunion.fr

L'embarras du choix
Si Freud estime que le rêve est l’accomplissement d’un désir refoulé, d’autres comme Jung pensent que le rêve rétablit l’équilibre psychique. Plus loin dans le temps, Hippocrate (l’homme du célèbre serment des médecins) avait déjà écrit un traité sur «l’art de prévoir les maladies par l’état du sommeil». Aristote plaçait les rêves dans la catégorie des phénomènes somatiques liés à la journée passée.
De leur côté, les rêves sont de plusieurs sortes.
Lucides : le dormeur semble contrôler le contenu et le déroulement du rêve.
Créatif : l’idée de génie surgit pendant le sommeil.
Prémonitoire : le rêve annonce un événement indépendant ou non du dormeur… qui pourrait se réaliser.
Erotique ou sexuel : ces rêves représenteraient 10 % de nos rêves. Le scénario peut aller de la simple relation affective à la scène la plus torride, voire même déboucher sur un orgasme (cela dit, ne rêvez pas : c’est rare). En tout cas Messieurs, le rêve érotique est indépendant du priapisme matinal.
Divin : certains rêves sont interprétés comme la transmission d’un message divin, comme en témoigne la conversion de saint Paul, par exemple.
L’interprétation des rêves préoccupe nombre de rêveurs, mais n’a – jusqu’à ce jour – rien donné de sérieux ou de fiable.


Et le cauchemar alors...
Comme le rêve classique, le cauchemar intervient essentiellement pendant la dernière phase du cycle, le sommeil paradoxal. Il s’apparente à l’état d’esprit du dormeur et traduit une anxiété ou un traumatisme. Son déroulement suit un scénario violent, macabre ou oppressant. Et bien souvent, le dormeur se réveille brutalement, parfois en nage. Ce qui peut amener à la confusion entre le cauchemar et la terreur nocturne. La différence réside surtout dans le fait que la terreur nocturne touche plutôt les enfants ou les jeunes adultes et qu’on l’oublie totalement au réveil.


Les suées soufflent le chaud ou le froid
Certains dormeurs se réveillent parfois trempés de sueur, froide parfois, chaude souvent. Ces épisodes de transpiration massive ne sont pas forcément liés au rêve qui se déroule dans notre sommeil. En revanche, les causes sont multiples.
Suées : on se réveille trempé de la tête aux pieds. Il peut s’agir d’une maladie silencieuse, ou d’un stress émotionnel ou d’habitudes de vie (consommation d’alcool, de nourritures épicées, etc.). Cela peut aussi provenir de cauchemars ou de terreurs nocturnes. Ou encore d’un bon rhume. Sans oublier une température excessive de la chambre. De simples modifications de la vie quotidienne peuvent venir à bout du phénomène.
Sueurs froides : Elles sont davantage liées à la maladie ou à une modification de la vie de notre corps : ménopause, anxiété, hypoglycémie, migraine, signe secondaire de l’infarctus, maladies graves ou hémorragie interne, sont autant de causes possibles de la sueur froide. Le médecin sera le premier interlocuteur pour interpréter ce signe et intervenir plus ou moins efficacement.

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