Publié le mercredi 08 février 2012 à 12H00 - Vu 436 fois
Avant de se lancer dans une aventure sexuelle, il est préférable de prendre des précautions pour deux.
Parce qu'elles sont « honteuses », on en parle peu. Les MST sont pourtant très actives et concernent les partenaires, qu'ils soient deux… Ou plus.
LA sexualité a beau s'être débridée depuis qu'il est « interdit d'interdire », les MST restent des « maladies honteuses » dont on ne se vante pas trop.
Dans l'esprit populaire, ces maladies sexuellement transmissibles sont davantage associées au manque d'hygiène qu'à la maladie proprement dite. Or, que ces infections soient provoquées par des microbes, des bactéries, des virus ou des champignons ; qu'elles soient bénignes ou graves, elles sont à prendre au sérieux. Non seulement pour celui qui en est atteint, mais aussi pour ceux avec lesquels il a eu des relations sexuelles récentes. Ceci vaut pour les garçons comme pour les filles, quels que soient leur âge et leurs préférences sexuelles.
Les médecins ont observé une recrudescence des MST depuis l'an 2000. En cause, sans doute, le changement de génération. Dans les années 1980, l'apparition et les ravages du sida avaient, sinon refroidi les ardeurs, au moins incité les partenaires à se protéger et à « sortir couverts ». Le sida est toujours aussi mortel, mais il s'est banalisé et les effets positifs des traitements sur les malades occidentaux ont conduit la nouvelle génération à baisser la garde. Autrement dit, à « oublier » le préservatif et à être moins méfiante.
Or, que l'on fasse une rencontre d'un soir ou que l'on vive en couple plus ou moins régulier, il n'existe que deux moyens de prévention efficaces : la bonne vieille « capote » avec ses variantes colorées, parfumées, ou sophistiquées, et la fidélité, davantage prônée par le Pape que respectée par ses ouailles. Avec en prime, un dépistage de temps en temps.
L'ennui des MST, c'est que, quelle que soit leur origine, elles sont très contagieuses et qu'un seul contact suffit. Le 2e ennui, c'est que la plupart d'entre elles sont d'abord « silencieuses » et que, de ce fait, on peut la refiler à d'autres avant même de savoir qu'on en est atteint. Le 3e ennui, c'est qu'avec la libération des mœurs, la transmission s'effectue non seulement par les voies « naturelles », mais aussi et de plus en plus par les relations buccales ou anales.
Moralité : on peut continuer à rire des bonnes histoires graveleuses… tout en gardant son sérieux dans sa vie intime. Et si on est atteint par une MST, avoir la sagesse de consulter son médecin, de s'abstenir s'il est encore temps et de prévenir son partenaire s'il est déjà trop tard.
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