Publié le jeudi 14 juin 2012 à 11H00 - Vu 252 fois
Trois ans après son AVC, Catherine a repris une vie normale.
À 41 ans, Catherine a fait un accident vasculaire cérébral qui l'a laissée sept semaines dans le coma. Mais, se réjouit-elle, son chirurgien a pris la bonne décision pour la tirer d'affaire.
«À mon réveil, j'étais dans une chambre d'hôpital. J'ai vu mon mari qui posait des photos sur le mur. J'étais aphone, sans force, j'ignorais pourquoi j'étais là… J'ai regardé mon corps à la recherche d'une blessure ou d'un plâtre. Puis j'ai vu mes parents »… En ce jour de février 2009, Catherine est sortie de sept semaines d'un coma provoqué par ce qu'on appelle un « AVC », un accident vasculaire cérébral, tant redouté à cause des conséquences gravissimes qu'il peut entraîner. Heureusement, aujourd'hui, elle est en pleine santé, et elle le doit, affirme-t-elle, au jeune chirurgien qui a su prendre la bonne décision pour elle.
La vie de Catherine a basculé le 31 décembre 2008, en milieu d'après-midi, au retour d'une balade en ville. « On allait prendre le goûter. J'ai dit à mon mari : ''Je ne me sens pas bien, je vais tomber dans les pommes.'' Je me suis effondrée dans l'entrée de la maison. Mon mari m'a rattrapée. »
Pendant sept semaines, cette jolie quadragénaire mènera donc une vie entre parenthèses. Elle apprendra à son réveil que les médecins ne sont pas restés inactifs à son chevet. La jeune femme subira 4 interventions chirurgicales à la tête et une 5e pour une pleurésie.
« Personne ne voulait m'opérer »
La première intervention a eu pour but de « colmater » la brèche qui s'est ouverte dans une veine suite à une malformation. La seconde a servi à dériver le trop-plein de liquide qui s'écoulait dans son crâne. Mais c'est la troisième qui a été la plus difficile à mettre en œuvre : « Personne ne voulait m'opérer, car un œdème s'était formé à l'arrière du crâne et comprimait le cervelet qui, paraît-il, était descendu. Mais mon chirurgien, Rémy N., a décidé de prendre le risque. »
Le praticien a bien fait. Aujourd'hui, Catherine a recouvré la quasi-totalité de ses facultés intellectuelles et de ses capacités physiques, même si elle reste plus sensible qu'avant à la fatigue et qu'elle a plus de mal à se concentrer. Une sorte de résurrection qui lui a permis de reprendre un travail à mi-temps. Mais pour en arriver là, il lui a fallu quatre mois d'hôpital, de soins, puis de rééducation.
De cette mésaventure, Catherine tire une conclusion toute simple : « On n'a qu'une vie, qui peut s'arrêter à tout moment. C'est mon médecin qui m'a sauvé la vie, mais j'ai l'impression de m'être battue avec lui pendant mon coma. La chance de ma vie, c'est qu'il était de garde quand je suis arrivée. Je m'en suis sortie aussi grâce à mes proches qui m'ont soutenue et à mon fils de 13 mois à l'époque. J'ai su que le jour de la troisième opération, il a dit ''maman'' toute la journée. Son ''nin-nin'' est resté près de moi à l'hôpital. Un jeune enfant, c'est aussi un bon moyen d'aider à la rééducation et, aujourd'hui, c'est un bonheur de pouvoir l'élever. »
L'autre point à noter, c'est que trois jours avant la date fatidique, Catherine avait ressenti un claquement dans la tête, « comme un bouchon de champagne qui saute » (1). L'appel au médecin de garde a basculé chez les pompiers qui lui ont simplement répondu : « Vous devez couver la grippe. »…
(1) Lire ci-dessous « Les signes avant-coureurs ».
Dossier réalisé par Jean-François SCHERPEREEL jfs@journal-lunion.fr
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Les dernières contributions
j.hacquin
23/10/2012 à 18h56
je suis frappe que les gens jeunes font des des avc c est tres bien que cette personne c est sortie de se mauvais pas j ai moi meme eu deux avec trois coma prolonge et avec des sequelles phisique c est la vie aiunsi il ,fazut garder le moral face a l adversite
gerard cade
13/07/2012 à 14h03
un grand merci à tous ces chirurgiens,médecins,infirmières, anonymes, qui sauvent la vie des inconnus dont j'ai aussi fait parti.
goliath08
ARDENNAIS et Fier de l'être
22/06/2012 à 18h24
Je suis passé tout à coté d'un AVC ou autre ambolie et c'est mon médecin traitant que je consultais pour une bonne bronchite qui a découvert que mon coeur avait un problème grave et qui m'a envoyé immédiatement dans l'heure en cardiologie ou je suis resté 9 jours en soins intensifs, encore un grand merci à lui !