Publié le dimanche 05 février 2012 à 13H14 - Vu 161 fois
Le budget 2012 sera serré pour permettre à la Ville de poursuivre ses investissements, pour le pont Saint-Nicolas et l'ANRU notamment.
Dans un contexte local difficile, la municipalité veut continuer à faire des économies. Coupes budgétaires et réductions des dépenses seront à l'ordre du jour lors du vote du budget, le 24 février.
LES temps sont durs. Fermetures successives d'Ideal Standard et d'Oxame, baisse démographique, rien de bon pour la commune et encore moins pour ses finances.
Partant de ce constat et dans un contexte de crise, le budget 2012 devrait être guidé par quatre grandes priorités : réduction des dépenses courantes de fonctionnement pour 2012, ne pas augmenter les impôts, une politique de désendettement pour poursuivre les investissements importants (pont Saint-Nicolas et ANRU) et enfin, continuez l'amélioration de la voirie et des économies d'énergie.
C'est ce que le député-maire Philippe Vuilque et l'adjoint Alain Roy ont annoncé, vendredi soir, lors du débat des orientations budgétaires, en conseil municipal.
Le mot d'ordre, et vous l'aurez compris, est donc économie ! Les élus espèrent néanmoins qu'une fois intégrée la future interco qui regroupera Val et Plateau d'Ardenne, avec Plaines et forêts de l'ouest ardennais, Revin et Anchamps, la marge de manœuvre budgétaire sera moins serrée.
Elus et associations à contribution
Philippe Vuilque a d'ailleurs une nouvelle fois regretté que les choses n'aillent pas plus vite : « Avec les élus des deux autres intercommunalités, Michel Normand et Michel Sobanska, nous partageons les mêmes préoccupations. Et lundi, nous allons nous réunir avec Michel Philippe et Dominique Ruelle, pour déblayer le terrain et discuter sur comment travailler ensemble. […] Nous avons livré bataille, nous avons perdu mais ce n'est pas pour autant que nous allons bouder dans notre coin, sinon, nous devrions supprimer tous nos investissements et faire des économies drastiques ».
Une impatience relayée par Alain Roy qui, ne faisant que rappeler la situation difficile de la ville, a jeté un froid lorsqu'il a détaillé ces difficultés, chiffres à l'appui : « Hélas, nous perdons de la population. cette année, nous avons perdu 230 habitants et notre population officielle est de 7 464 habitants. Et puis, et vous savez que c'est un sujet qui me tient à cœur, il y a une popérisation des habitants de Revin. Le revenu net moyen par ménage est de 1 970 euros par mois. Sur 36 000 villes en France, Revin est à la 28 000e place. 38 % des ménages paient un impôt sur le revenu. Et un ménage à la retraite touche en moyenne plus qu'un ménage actif. ça doit nous interpeller. D'où la volonté de maintenir la pression fiscale cette année ».
C'est pourquoi, hormis le souhait de poursuivre des efforts d'économie sur la section de fonctionnement, la municipalité demande la contribution de chacun.
Les élus se verront amputer de 10 % de leurs indemnités pour un gain espéré de 10 000 euros. Les subventions aux associations, également vont subir des coupes.
« Le montant global des subventions de fonctionnement aux associations sera réajusté pour tenir compte de la baisse de population depuis 2007. L'objectif est de revenir à un montant de subvention par habitant proche de celui de 2007 qui était de 30,77 euros alors qu'il atteint 32,94 euros en 2011. La réduction serait de l'ordre de 25 000 soit 10 % », exposait Philippe Vuilque.
Au terme de ces présentations, le conseiller municipal de l'opposition Jean-Bernard Rose a commenté : « Le bilan est ce qu'il est, on ne peut rien y changer. L'orientation générale me semble bonne ».
C.S.
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