Publié le jeudi 17 février 2011 à 12H00 - Vu 293 fois
Les acteurs du projet Pass espèrent augmenter le nombre des clubs partenaires l'an prochain.
« Tout est parti d'un constat, explique Jean-Paul Lamblin du Secours populaire, nous savons l'importance du sport dans le développement social mais malheureusement, les enfants des familles que nous côtoyons, n'ont pas les moyens financiers qui permettraient à leurs enfants d'accéder à la pratique en club ».
Sensibles à cette réflexion, des élèves de 3e année de Staps ont l'an dernier lancé un projet dans le cadre de leur cursus : il s'agissait de démarcher les clubs sportifs pour les sensibiliser à ce problème, et lui apporter une solution. Ce fut fait pour seulement quelques enfants mais la voie était tracée et l'équipe de 7 étudiants de 2010/2011 a pu augmenter de façon spectaculaire le nombre de bénéficiaires (actuellement 46) avec l'accord de 15 clubs qui ont consenti des conditions spéciales. Suivis par Nicolas Lefèvre, sociologue maître de conférences à l'UFR Staps, Flora, Charlotte, Gwendoline, Léo, Frédéric, Mathieu et Maxime, en 3e année de licence professionnelle « Développement social et médiation par le sport », font vivre ce projet baptisé Pass, (pratique des activités sportives solidaires) soutenu par une subvention de la Région de 6 650 euros.
Un large choix
Concrètement, 20 euros sont demandés aux familles (la CAF participe également) par enfant (de 8 à 20 ans). Des conventions sont signées avec les clubs partenaires ayant accepté d'adapter leurs tarifs. Les responsables de Pass ont veillé à proposer des activités qui ne soient pas trop éloignées des domiciles : ils se rendent d'ailleurs auprès des familles pour faciliter le suivi. Patricia le Corvic, présidente du Secours populaire, insiste : « Nous apprécions leur démarche car elle offre à l'enfant un large choix d'activités. Mais celle qu'il retiendra devra être pratiquée au moins pendant un an : c'est une condition importante ».
Le football se joue avec Reims Sainte-Anne et l'AS Wilson, le handball au RCH et le tennis au club de Witry-lès-Reims et au club de Reims. Le hip-hop se pratique dans les maisons de quartiers Wilson et Jean-Jaurès et la danse modern-jazz aux Trois Piliers.
Ont aussi accepté le contrat, la gymnastique rémoise et le Reims Champagne basket. L'Efsra a également répondu favorablement pour l'athlétisme.
Pour les sports de combat, les portes ont été largement ouvertes : Cram, Dojo rémois, Mix Arts martiaux, Karaté club et aussi judo à la Maison de quartier Clairmarais et à l'amicale Carteret.
Et l'an prochain ? « Nous devrons stabiliser l'existant et qui sait, d'autres clubs viendront peut-être nous rejoindre ? » Un espoir pour tous les acteurs de projet…
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