Publié le mardi 30 mars 2010 à 11H00 - Vu 210 fois
Éric Delhaye : « De l'écologie pragmatique avant tout ! »
LE 27 mai aura lieu le congrès national de Cap 21. Le maire adjoint laonnois chargé du développement durable et de l'environnement, Éric Delhaye, président délégué de ce mouvement conduit par Corinne Lepage, y verra plus clair. Savoir s'il suit sa chef de file qui a qu itté le Modem où elle était membre du bureau national (comme Éric Delhaye) ou alors prendre une autre décision : « Je peux difficilement tourner le dos à des gens avec qui je travaille depuis 2 ans. Je suis un des acteurs du rapprochement de Cap 21 avec le MoDem alors… » Sauf que l'après-élection régionale a été mouvementée. En premier lieu, à la suite du départ sans concession de Corinne Lepage du MoDem. L'appel du 22 mars de Daniel Cohn-Bendit, où ce dernier appelle toutes les sensibilités écologiques à fonder une « coopérative », change également la donne. Une façon clairement annoncée d'installer durablement l'écologie dans le monde politique, en dehors des partis. Ce qui interpelle dans le bon sens Éric Delhaye. « Si c'est pour être le programme écologique du PS pour 2012, c'est niet tout de suite. Par contre, pour proposer une écologie pragmatique, qui donne des résultats concrets sur le terrain, l'idée est très séduisante. Aujourd'hui, nous sommes dans une période de recomposition politique où l'idée d'une 3e voie, un centre fort, doit exister. François Bayrou doit se remettre en question, comme le fait Jean-Louis Borloo ou Dominique de Villepin avec la création de son mouvement. Mais attention, si c'est une agitation pour préparer 2012, avec le même fonctionnement, celui d'un parti dont les ordres vont du haut vers le bas, cela ne marchera pas. »
Et l'homme, écologiste issu du centre, de poursuivre sur les conséquences du dernier vote : « Le temps de l'incantation politique est terminé. Ce que les gens veulent, c'est de l'action mais qui permet à tous de mieux vivre, de bien vivre. C'est notre premier besoin. Beaucoup d'hommes politiques ont besoin de retrouver le sens de leur engagement dans l'action. Avant l'élection, on avait des retours de grandes souffrances, notamment des agriculteurs ou des éleveurs. Qu'avons nous fait pour eux ? Il n'y a pas qu'à France Télécom que l'on se suicide… »
Il dresse même un constat terrible sur l'abstention : « C'est une défiance générale du monde politique. Les gens n'y croient plus du tout. Ils veulent un état plus modeste, des contre-pouvoirs plus organisés. » Pour ce qui est de l'écologie politique, Éric Delhaye croit à « un mouvement démocratique, écologique et humaniste. En ancrant bien cela, avec des actions concrètes sur des territoires ».
Stéphane MASSÉ
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