Publié le mardi 16 mars 2010 à 09H55 - Vu 59 fois
Dimanche, l'urne n'était pas fermée à clé durant les dix heures qu'a duré le scrutin.
BLAGNY (Ardennes). Même si le nombre de bulletins correspondait au nombre de votants, il n'empêche que l'on a voté dans des conditions un peu bizarres à Blagny. L'urne n'était pas cadenassée.
CELA ressemble plutôt à un oubli qu'à une quelconque magouille, mais il n'en demeure pas moins que le scrutin des élections régionales à Blagny s'est déroulé dans des conditions pas vraiment normales, ou tout au moins pas vraiment légales. À tel point que certains conseillers de l'opposition ont émis une observation dans la case réservée à cet effet au bas du procès-verbal censé clôturer le vote.
Il a été tout simplement indiqué que « l'urne n'était pas fermée à clé durant les dix heures qu'a duré le scrutin ». Et même si l'on a comptabilisé 406 bulletins pour 406 votants, cela ressemble tout de même à un vice de forme, ou plutôt de procédure. La préfecture a été aussitôt saisie de l'incident.
La bévue a été découverte dimanche aux alentours de 12 h 15 lorsque Gérard Marie, Remy Kloc et Denis Breda sont venus prendre la relève de leurs collègues assesseurs : « Après quelques votes, Remy, qui était à l'urne, s'est aperçu que le couvercle bougeait rudement. Il a vérifié par acquit de conscience pour voir si elle était bien fermée et c'est là qu'on a constaté qu'elle n'avait pas été fermée à clé comme prévu. Ce n'est pourtant pas la première élection qui se déroule à Blagny. Je ne sais pas ce qui a pu se passer », explique Denis, qui a aussitôt photographié « l'objet du délit » avec son téléphone portable.
« Je ne vois pas où est le problème »
À noter que l'urne en question est équipée d'une double serrure, à savoir d'une double sécurité. Manifestement, les deux clés étaient restées dans le fond d'une poche ou d'un tiroir.
A 14 heures, lorsqu'à leur tour, ils furent relevés, leurs successeurs furent mis au courant de la situation : « Dans l'entre-fait, l'un de mes collègues a téléphoné à la préfecture pour leur expliquer ce qui se passait. Ils nous ont dit qu'il fallait signaler l'incident sur le procès-verbal, ce que nous avons fait », explique Denis Breda.
Jean-Michel Robert, maire de Blagny, a lui aussi été mis au courant du « couac » dans l'après-midi. Toutefois, la prudence l'a incité a laissé tout en l'état jusqu'à la fin du scrutin. Joint par téléphone hier, le maire n'a pas souhaité s'étendre sur l'incident : « J'ai effectivement constaté moi aussi que l'urne n'était pas cadenassée. Est-ce un oubli de ma part ou d'une autre personne ? Sans doute, mais je ne vois pas où est le problème puisque le vote s'est déroulé sans la moindre anomalie. »
Deux représentants locaux de l'UMP, parmi lesquels Robert Daviaux, sont venus assister au dépouillement pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'incohérence au niveau du comptage.
Du côté de l'équipe Warsmann, Christine Richet, sa directrice de campagne, a confirmé que « Jean-Luc Warsmann ne souhaitait nullement polémiquer sur l'incident, ni émettre une quelconque réserve ». Un incident qui serait donc clos.
O.R.
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