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Vatry / Sur la piste des produits frais

Publié le mardi 30 mars 2010 à 10H25 - Vu 97 fois


L'aérogare fret de Vatry.

L'aérogare fret de Vatry.


Et si les produits frais empruntaient de nouveau la piste de Vatry ? Les chambres froides sont toujours en état de réceptionner des fleurs, du poisson, et autres produits agroalimentaires destinés à nos assiettes. Même après le départ d'Avient, cette compagnie aérienne qui a fait le choix de l'aéroport de Liège en 2009, délestant du même coup Vatry de la moitié de son fret.
« Les produits frais restent une vocation naturelle pour Paris-Vatry », expliquait-on sur le stand champardennais du SITL. En accueillant les avions de compagnies étrangères chargés de produits frais, Vatry marquerait le retour à sa vocation de plate-forme intercontinentale « oversea ». Depuis un certain temps, les activités logistiques existantes se sont davantage développées à partir des liaisons terrestres, en déconnection avec l'aéroport existant. Plus d'une centaine d'hectares de terrains viabilisés restent disponibles. Et 20 000 m2 de bâtiments construits sont prêts à accueillir de nouveaux entrants dans la logistique.

Rendez-vous le 27 mai
Les premières rencontres agro-logistiques en Champagne-Ardenne vont être l'occasion de sensibiliser les opérateurs sur les atouts de Paris-Vatry, « porte d'entrée de l'Europe pour les produits frais ». Organisées avec le conseil général de la Marne et la CCI de Châlons, elles se tiendront le 27 mai, sur l'aéroport de Vatry.
« Nous avons les infrastructures », met en avant Gilles Darriau, directeur général de la SEVE, la société d'exploitation. « Nous sommes en bordure d'autoroute. Or les fleurs voyagent ensuite par la route. » Quant à supporter la comparaison avec Roissy, Thierry Grumiaux, chargé de la commercialisation de Vatry, met en balance des temps de transfert plus longs sur l'aéroport parisien. « Les capacités aériennes d'importation et d'exportation de marchandises sur Paris sont très limitées. » Ce qui profite à des aéroports comme Amsterdam, Francfort, Madrid, etc. Et les temps de transport entre Roissy et Rungis, plaque tournante des produits frais, sont parfois très longs.
Les promoteurs de Vatry se tournent d'abord vers l'Afrique et l'Amérique du Sud, pour séduire des compagnies qui ne veulent pas perdre de temps dans le transfert des produits frais transportés.
« Actuellement, les fleurs qui transitent en Hollande proviennent à 90 % de ces continents », souligne le directeur de la SEVE.
Thierry Grumiaux pointe plus particulièrement l'Afrique de l'Est, de l'Ouest et du Sud, ainsi que l'Amérique latine. « Nous pourrions également nous rapprocher de Dubaï, qui est une grosse plateforme de transit. »

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Alain Schydlowsky

Chàlons-en-Champagne

01/04/2010 à 23h17

Le commentaire de Victor Abad est guidé par le bon sens le plus pertinent au point qu'il n'y a pas lieu d'en rajouter à tout prix selon moi.

Victor ABAD

Châlons

30/03/2010 à 17h25 | 1

Alors que le carburant est taxé pour les véhicules terrestres, les avions bénéficient d'un carburant détaxé. Cela coute moins cher de faire venir des poires du Chili que de les transporter de la vallée du Rhône jusqu'à Paris. C'est pareil pour le poisson qui vient des lacs africains au détriment de la pêche. Il faut pas s'étonner que nos paysans et nos pêcheurs crèvent!

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