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Transports scolaires : Benoît Huré rebat les cartes

Publié le samedi 22 mai 2010 à 10H45 - Vu 135 fois


Rien ne changera pour la prochaine année scolaire en ce qui concerne le transport des maternelles, des primaires et des collégiens.

Rien ne changera pour la prochaine année scolaire en ce qui concerne le transport des maternelles, des primaires et des collégiens.


ARDENNES. Benoît Huré a créé la surprise, hier matin, en faisant une nouvelle proposition à propos de la prise en charge des transports scolaires.

L'OPPOSITION avait fourbi ses armes. Les syndicats et les parents d'élèves avaient tenté (sans grand succès, il faut bien le dire) de mobiliser leurs troupes. Benoît Huré les a tous pris de court en annonçant d'emblée que le rapport soumis aux élus, à propos de la tarification des transports scolaires, allait finalement être amputé des deux tiers. Dès l'ouverture de la séance, le président a proposé en effet d'appliquer cette nouvelle tarification aux seuls lycéens et de remettre à plus tard les modalités de financement du transport scolaire des maternelles, des primaires et des collégiens.
En expliquant qu'à la faveur des contacts qu'il avait eus avec différents responsables de communautés de communes et de syndicats intercommunaux, il avait senti un « intérêt très grand », de la part de ces responsables, pour la prise en charge de la problématique de la mobilité des personnes sur leurs territoires, au-delà donc du seul transport des scolaires.
« Si les communautés de communes ou syndicats intercommunaux se saisissent de cette action volontaire », a expliqué Benoît Huré, « en assurant notamment les transports scolaires, avec, bien sûr, l'accompagnement financier du conseil général, le coût résiduel à la charge des utilisateurs pourrait, grâce à la rationalisation des moyens mis en œuvre, rester forfaitaire et symbolique ».
D'où sa proposition de ne rien changer pour la prochaine année scolaire en ce qui concerne le transport des maternelles, des primaires et des collégiens et de se laisser le temps nécessaire, un an s'il le faut, pour aboutir à de nouvelles modalités de prise en charge de cette catégorie d'élèves.
Onze voix contre
Cette nouvelle donne, on s'en doute, a suscité de nombreux commentaires, puisque pas moins de seize conseillers se sont exprimés sur le sujet. « Vous nous sortez un lapin du chapeau », a commenté Pierre Pandini (divers gauche, Mézières centre-ouest), tandis que Didier Herbillon (PS, Sedan-Est) reprochait au président de passer la patate chaude aux communautés de communes. Christophe Léonard (PS, Charleville-centre) a dénoncé, quant à lui, le fait qu'il n'y ait eu « aucune concertation ouverte, sereine et sérieuse » et l'absence d'une étude d'impact sur les conséquences pour les transporteurs, en rappelant, au passage, que les transports scolaires représentaient 80 % des recettes de la RDTA.
Dans les rangs de la majorité, seul Abellino Poletti (divers droite, Omont) a fait entendre une voix discordante (comme cela avait déjà été le cas lors du vote du principe de l'abandon de la gratuité, le 31 mars dernier). « Auriez-vous oublié le bon sens politique, monsieur le président ? » a lancé l'élu d'Omont. « Il vous aurait conseillé de ne pas revenir sur la gratuité du transport scolaire ».
A l'issue des débats, le président Huré a donc soumis au vote un projet de tarification du transport scolaire pour les seuls lycéens, avec un tarif dégressif allant de 200 euros par an pour les foyers dont le quotient familial est supérieur à 30.102 euros à 50 euros par an pour ceux dont le quotient familial est inférieur à 8.338 euros.
« Cette proposition de faire payer les lycéens, vous l'aviez déjà faite », a commenté Didier Herbillon. « Vous faites machine arrière parce que vous n'avez pas de majorité au sein de votre groupe ».
Le porte-parole de l'opposition a finalement été contredit par le résultat du vote, puisque le rapport ainsi modifié a été adopté par 25 voix. Seuls les dix membres de l'opposition présents et Abellino Poletti ont voté contre.
Bernard GIRAUD

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Les dernières contributions


goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

22/05/2010 à 22h56

Et voila comment on se débarrasse du problème en le refilant avec une toute petite contribution au départ et après plus rien et pour finir qui s'est qui paye encore et toujours plus, ce sont ces pauvres cloches de contribuables.

plateau08

22/05/2010 à 18h46

Notre Benoit n'est pas né de la dernière pluie. Il a compris ce qu'était la décentralisation. Il "refile" une partie du bébé aux "agglos". Bien joué Président mais les ardennais ne sont pas aveugles...

les belles années

22/05/2010 à 13h27

SOLUTION!! Mettre des panneaux SOLAIRES sur le toit des autocars,ils rouleront gratuitement et cela ne coûtera rien à notre "saint Benoit "(des Ardennes !) et surtout aux familles !!De plus les élèves seront content ils
arriverront en retard à l'école car bien sûr les bus électrique c'est pas encore
au point !!!!

MANSA

ici, là ou ailleurs

22/05/2010 à 12h07

La compétence des transports est à la charge du conseil général. La reprise en main par d'autres collectivités locales risquent de devenir relativement compliquées, puisqu'il faut, en premier lieu, qu'elles aient compétence. Il faut donc que chacune prenne une délibération en ce sens, puis, forcément délibérations concordantes de chacune des communes. Bien sur, cette compétence ne pourra s'exercer que sur le territoire de ces communautés de communes. On fait comment quand l'établissement est à l'extérieur du regroupement ? Enfin, il faudra soit passer par une régie directe (achat de véhicules et embauche de personnels), soit par une délégation de service public (une pour chaque, sauf à constituer un groupement de commande, et de se retrouver alors en concurrence avec la compétence départementale). On se demande où va se trouver l'économie d'échelle. Surtout que rien n'empêchera les collectivités qui ont un lycée dans son sein de proposer un transport gratuit des lycéens de son territoire. Bonjour l'égalité du citoyen devant l'administration. Ou comment le conseil général va pouvoir donner un leçon de civisme aux lycéens ardennais.

Donald08

Entre ma chaise et mon clavier

22/05/2010 à 10h17

Que cache se revirement de situation ?
Juste un décalage d'un an ?

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