Publié le vendredi 30 avril 2010 à 09H56 - Vu 957 fois
REIMS (Marne). Sous la maîtrise d'œuvre de la Ville, ça bosse dur dans les locaux de l'Ancien collège des Jésuites où, dès le 3 septembre, la première promotion de Sciences Po Reims fera sa rentrée avec 80 élèves.
SPECTACULAIRES. Les travaux actuellement menés dans la cour-jardin de l'Ancien collège des Jésuites, à deux pas de la Maison de la vie associative, vont bon train depuis fin janvier. Une vraie course contre la montre pour préparer des salles de cours dans, et à proximité, des vieux bâtiments historiques qui constituent l'Ancien collège des Jésuites et qui avaient été utilisés au XVIIe pour l'enseignement supérieur.
« Tout doit être prêt. Tout sera prêt pour accueillir dès septembre les quatre-vingts premiers élèves du campus universitaire de l'Institut d'études politiques de Paris (géré par la fondation nationale des sciences politiques et désigné par l'expression Sciences Po) et autant à la rentrée 2011 », affirme Serge Pugeault, adjoint chargé du développement économique et de la culture. Compte tenu d'un calendrier contraint, la maîtrise d'œuvre de ces premiers travaux estimés à 3 M€ et cofinancés à part égale entre la Ville, le Département et la Région, est assurée par la Ville avec le concours de Jeanne Campeotto, directrice du projet Sciences Po Campus en liaison avec pas moins de six directions de la Ville.
On ne massacre rien
En parallèle, une étude de programmation est menée pour l'ensemble du projet d'un montant avoisinant les 72 M€, qui à terme, rappelons-le, va permettre d'accueillir 1.800 élèves en intégrant une partie des travaux faits actuellement et dont une bonne part, avec l'accord et sous contrôle de M. Gastenois des Bâtiments de France, constitue des bâtiments temporaires.
Pour ces travaux très importants qui permettront simultanément de restaurer entièrement l'Ancien collège des Jésuites, un concours sera lancé pour choisir une équipe de maîtrise d'œuvre qui travaillera avec l'architecte des Monuments historiques.
Que les amoureux de Reims et de son patrimoine ne sortent pas leurs mitraillettes. Il n'est pas question de saboter le site. Le bâtiment de bois, de verre et de métal qui commence à s'élever face à l'église Saint-Benoît, juste contre un bâtiment Henri IV qui a échappé aux bombardements de 14-18, est un bâtiment préfabriqué provisoire.
D'une surface de 400 m2, il servira de bibliothèque (NDR : 5.000 livres, propriétés de la Ville, ont été achetés cette année) et de salle de conférences et disposera de sanitaires.
Même chose pour le couloir extérieur, réalisé tout contre le grand bâtiment qui comportera trois salles de cours au rez-de-chaussée et un labo de langues et tout l'administratif à l'étage sous la direction de Nathalie Jacquet, plus deux salles de cours.
« Les entreprises travaillent à flux tendu et doivent avoir fini le chantier en juin, le temps de mettre tout l'équipement informatique, téléphonique, le mobilier etc. »
« Nous allons réveiller ce beau site qui dormait », répète à l'envie Serge Pugeault. Sans pénaliser pour autant les associations qui le quitteront.
Alain MOYAT
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