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Reims auscultée par TF1 et Pink TV

Publié le vendredi 16 avril 2010 à 11H30 - Vu 565 fois


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Claire Chazal et les journalistes de Pink TV s'entendent  au moins sur une chose :  le Café du Palais (à gauche) est une institution rémoise, un incontournable.

Claire Chazal et les journalistes de Pink TV s'entendent au moins sur une chose : le Café du Palais (à gauche) est une institution rémoise, un incontournable.


Reims sous les feux de la rampe. C'est pas  si courant. TF1 et Pink TV viennent de consacrer  deux reportages  à la cité des sacres, diamétralement opposés.

HASARD du calendrier, les journalistes de deux chaînes de télévision viennent de nous rendre une petite visite (diffusion le 27 février dernier pour TF1 et multidiffusion tout le mois d'avril pour Pink TV). Un angle économique a été choisi par Claire Chazal et son nouveau rendez-vous, « Zoom sur… ». Un angle un peu différent a été préféré par Pink TV et son émission mensuelle « Plus rose ma ville ». Claire Chazal appelle ça une balade urbaine. Pink TV, la chaîne gay généraliste du paysage audiovisuel français (comme elle se définit elle-même), nous offre un tour d'horizon de la vie rémoise version homo.
Ambiance lourde, temps brumeux, visages de circonstances, ça démarre fort pour Pink TV, on a l'impression que la ville entière est en deuil. La mort de François Chenu, un jeune homme assassiné au parc Léo-Lagrange la triste nuit du 13 au 14 septembre 2002 simplement parce qu'il était homo, hante tout le reportage. On est loin, très loin du précédent épisode de « Plus rose ma ville » qui était consacré à Montpellier. Il semblerait là-bas que ce soient la fête, la plage et le sexe qui occupent les esprits.

Sur TF1, on positive

A Reims, le ciel est désespérément bas et on parle de lutte contre l'homophobie à tous les carrefours, dans la rue, avec les membres des associations homos et avec les politiques, la maire en tête, c'est du moins l'image que nous renvoie Pink TV de la ville.
Sur TF1, on positive. Reims se développe, il n'y a qu'à voir le nombre de grues qui jalonnent l'horizon. Sciences Po qui vient s'installer, trop la classe… Grâce au TGV, Reims n'est plus qu'à 45 minutes de Paris et ça changerait tout, avec des exemples d'entreprises délocalisées à l'appui et des emplois par centaines créés par an. Sur TF1, les « navetteurs » qui font le trajet Reims-Paris quotidiennement pour aller travailler n'ont, en passant, même pas de poches sous les yeux. Un peu optimiste tout ça. Pas certain que les Rémois vivent la même chose au quotidien. La grande question est de savoir comment les journalistes de TF1 ont réussi à filmer le centre-ville en évitant les travaux du tramway ? Une belle prouesse !
Du côté des points communs, les deux chaînes ont choisi de mettre les femmes qui font le champagne à l'honneur. Sur Pink TV, Corinne et Sandrine, un couple de lesbiennes qui file le parfait amour depuis dix-huit ans, racontent la façon dont elles sont rejetées par leur famille -maudite province-, et sur TF1 la directrice du vignoble d'une grande maison de champagne nous prouve, s'il en était besoin, qu'une femme peut faire sans complexe un métier réputé masculin.

Une seule boîte gay

Les deux chaînes s'entendent sur une autre chose : le Café du palais, qualifié dans les deux émissions d'« institution ». Les journalistes de TF1 et de Pink TV iront même jusqu'à s'asseoir sur la même banquette pour tourner leurs séquences.
« La belle endormie » (comme la qualifiait encore il y a peu Adeline Hazan, la maire de Reims) est-elle en passe de se réveiller ?
Pas certain, le reportage de Pink TV qui se termine sur de grosses galoches échangées par deux garçons aux Lilas, la seule boîte gay de la ville, ne permet pas de faire oublier le constat partagé par tous les membres de l'association militante Ex-æquo : « On ne sort pas à Reims. On subit Reims. » Tout cela en présence de Dominique Bunel, l'adjoint chargé de la vie nocturne. Ça fait quand même désordre…

Alexandre ROGER
Le reportage de TF1 est visible sur le site videos.tf1.fr. Prochaines rediffusions de celui de Pink TV (en clair de 20 heures à minuit) : ce vendredi 16 avril à 23 h 25, lundi 19 avril à 22 h 05, jeudi 22 avril à 23 h 20 et mardi 27 avril à 22 heures.

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Les dernières contributions


Voltaire51

16/04/2010 à 15h30

"On subit Reims", comme cela est tellement vrai.
Reims n'a toujours pas compris la spécificité de sa géographie et la nécessité d'offrir ou des places de parkings gratuites plus nombreuses, ou des transports fonctionnant de façon régulière plus tard le soir, pour permettre une véritable vie culturelle.

lentarteur

16/04/2010 à 13h30

"On ne sort pas à Reims..."
Je dirais plutôt "on sort peu à Reims." Mais que signifie "sortir"?. Si sortie est synonyme de restaurant, prendre un verre, je trouve que le montant de l'addition est un obstacle. La vie nocturne rémoise se déplace en périphérie. Si je vais au restaurant, j'y vais rarement, ce n'est pas pour ingurgiter un plat surgelé ou emballé sous vide et rechauffé; les rayons de supermarchés en sont remplis. Je préfère payer plus cher une ou deux fois dans l'année et m'offrir un vrai restaurant gastronomique. Il n'y a pratiquement jamais de grands orchestres qui viennent donner des concerts à Reims. On a le sentiment, que ceux qui organisent des spectacles se font plaisir à eux mêmes avant de penser au public qu'ils peuvent conquérir. Je ne parle pas des concerts à la cartonnerie, qui touchent un public jeunes.

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