Publié le vendredi 19 mars 2010 à 10H39 - Vu 74 fois
De gauche à droite : Jean-Luc Warsmann (UMP), Jean-Paul Bachy (DVG) et Bruno Subtil (FN).
Jean-Paul Bachy (divers gauche), Jean-Luc Warsmann (UMP) et Bruno Subtil (FN) ont débattu une dernière fois face à la presse et au public, hier après-midi. A coups de critiques de bilans locaux ou nationaux, chacun a plutôt cherché à déstabiliser l'autre qu'à étaler son programme avant le 2e tour de dimanche.
UN peu plus d'une heure pour convaincre… Pour la dernière fois avant dimanche soir, les trois candidats briguant la présidence du conseil régional se sont retrouvés côte à côte, hier après-midi à l'Hôtel de Région, face aux représentants des trois médias régionaux puis au public.
Répondant aux questions de Michèle Pigeon (France 3 Champagne-Ardenne), Sylvie Vassal (France Bleu Champagne) et Philippe Le Claire (l'union/L'Ardennais), les trois têtes de listes champardennais ont joué chacun leur partition bien rodée, s'alliant à deux contre un selon les sujets, même si les effets de manche de Jean-Paul Bachy, le président sortant divers gauche, et de Bruno Subtil, le leader FN, ont semblé souvent tourner à la complicité afin de mettre Jean-Luc Warsmann (UMP) en difficulté.
Bilans dénoncés
Alors, que retenir de ces 80 minutes ? Chacun a dénoncé le bilan de ses adversaires à coup de chiffres, de statistiques, de palmarès pour annoncer qu'il ferait mieux une fois à la tête de la Champagne-Ardenne ou continuerait de bien faire pour le président sortant. Bien sûr, Jean-Paul Bachy a critiqué les actions de Nicolas Sarkozy. « On s'est rassemblé avec les écologistes pour faire face à la politique nationale. » Ce à quoi, le député UMP a rétorqué, « selon Monsieur Bachy, lorsque cela va, c'est grâce à la Région, quand ça ne va pas c'est la faute de l'Etat ! » Pour sa part, Bruno Subtil a tenté de mettre tout le monde dos-à-dos. D'abord en soulignant que « ce n'est pas la Région qui va réindustrialiser nos départements, une situation amenée par le PS et l'UMP au niveau national ». Puis, en rappelant sur plusieurs dossiers que « les amis de Monsieur Warsmann ont dirigé la Région jusqu'en 2004, alors que les élus communistes au conseil régional votent des aides aux entreprises capitalistes… »
Mais Bruno Subtil a parfois roucoulé en entendant Jean-Luc Warsmann « reprendre des propositions du FN ». La tête de liste UMP a ainsi souhaité l'installation de caméras dans les gares et les établissements scolaires, « seuls ceux ayant des choses à se reprocher sont gênés par les caméras ».
Grâce aux questions du public, on a appris que Jean-Luc Warsmann, s'il est élu à la tête de la Région, conserverait son mandat de député. Quant à l'implantation dans la région de sites de stockages de déchets nucléaires, l'unanimité s'est faite en faveur du « non » chez les trois candidats.
« Pas de promesses fumeuses »
Et vos programmes, Messieurs ? Jean-Paul Bachy est resté sur son bilan : « La Région est bien gérée, il faut que cela dure », tout en mettant en avant des « actions de solidarité et pour facilité la vie des jeunes » comme premières mesures. Pour Jean-Luc Warsmann, c'est « faire avec le budget que l'on a, mais en ciblant des priorités pour se concentrer dessus », celles du développement économique « en discernant l'essentiel de l'accessoire ». Après avoir relevé, non sans exagération, « qu'en une heure, Jean-Paul Bachy en est à sa 30e promesse et Jean-Luc Warsmann à sa 53e… », Bruno Subtil a lâché qu'il ne faisait « pas de promesses fumeuses », prenant à parti les électeurs : « Si vous êtes heureux des siamois qui auraient pu faire une seule liste… » en désignant ses voisins.
Lequel des trois aura le plus convaincu ? Réponse dimanche soir sur le coup des 20 heures…
Frédéric GOUIS
Photos Christian LANTENOIS
Extraits vidéo du débat entre les trois candidats encore en lice.
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