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Quatre ans de prison ferme pour les deux braqueurs toxicomanes

Publié le vendredi 10 février 2012 à 11H53 - Vu 442 fois



VITRY-LE-FRANCOIS (Marne). Deux jeunes Vitryats ont été jugés hier pour vol avec violences à la station-service Elf, le 14 décembre dernier. À l’origine : une dette d’héroïne de 300 euros.

HIER après-midi, les deux Vitryats qui avaient braqué la station-service Elf de Vitry-le-François le 14 décembre dernier sont arrivés menottés devant le tribunal de grande instance de Châlons-en-Champagne. Lors de l’audience du 5 janvier dernier, l’un des deux prévenus, Jordan, 23 ans, avait demandé un délai pour préparer sa défense.
Le 14 décembre dernier, vers 19h45, ce Vitryat, qui habite le quartier du Hamois, s’était caché derrière un amas de pneus en face des pompes à essence, avec son comparse, Christopher, 28 ans, résidant lui aussi au Hamois. Il a attendu patiemment qu’il n’y ait plus un seul client avant d’entrer dans la station-service installée faubourg de Châlons. Pendant que Christopher faisait le gué à la porte, Jordan brandissait un couteau sous la gorge de l’employée âgée de 23 ans. Sous la contrainte, celle-ci a ouvert la caisse. Muni de gants assez épais, Jordan, qui était vêtu de vêtements sombres, d’un bonnet péruvien et d’une écharpe couvrant une partie du visage, n’a pu prendre que les billets, soit 552 euros au total. L’argent jeté dans un sac en plastique blanc, les deux Vitryats ont ensuite pris la fuite en direction du quartier du Hamois.


Un indice qui mettra les gendarmes de Vitry-le-François sur leur piste. Au terme de leur enquête de voisinage, les militaires réussissent à identifier Jordan. Celui-ci est interpellé dans l’appartement d’un ami chez qui il vit depuis un an. Un ami qui a accepté de l’héberger lorsque sa mère a été expulsée de chez elle, mais à qui il volait chaque mois 100 euros.
Entendu le 27 décembre dernier, le Vitryat déclare avoir braqué la station-service pour régler « une dette de stupéfiants » : une dette d’héroïne d’un montant de 300 euros. Son fournisseur, qui habite la région parisienne, l’avait prévenu qu’il descendrait dans la cité rose réclamer son dû. Complètement paniqué, Jordan décide, sur un coup de tête, de braquer la station-service. Il se tourne vers Christopher, un jeune homme qu’il connaît et sait capable de commettre un tel crime. Celui-ci lui suggère d’ailleurs de piquer la gorge de l’employée avec le couteau…


Interpellé le 5 janvier dernier dans le cadre d’une autre affaire de violences, ce Vitryat a refusé de s’exprime, tout au long de sa garde à vue, sur sa participation au braquage. Devant le tribunal, il a nié les faits qui lui sont reprochés. « Je suis toxicomane. J’ai fait des conneries, j’assume. Mais les braquages, ce n’est pas mon truc ! » a-t-il lancé. « Dans ce cas, quel intérêt a Jordan à vous incriminer? » lui a demandé la juge, Mme Herlet, avant de lui rappeler qu’il se cachait.
À 27 ans, Christopher a déjà un casier judiciaire long de… six pages ! Toxicomane, il ne travaille pas et vit avec 400 euros de RSA. Sa dernière condamnation remonte à décembre dernier pour des faits de vol. Selon l’enquêteur social qui l’a rencontré dans le cadre de la garde à vue, « son profil et son comportement ne permettent pas de proposer une alternative à l’incarcération ». Le juge d’application des peines, lui, estime que Christopher « n’a pas compris les différentes mises à l’épreuve ». « Il n’y a pas d’investissement dans les mesures de soins et de réinsertion. » Jordan, quant à lui, ne travaille pas « et ne cherche pas à travailler », selon le rapport de l’enquêteur social. Le Vitryat ne perçoit aucun revenu et suit un traitement sous méthadone.


Lors de sa plaidoirie, l’avocat de l’employée de la station-service, Me Jacquin, a déclaré que les deux prévenus avaient déjà bénéficié d’une « clémence de l’institution judiciaire ». Selon lui, la victime « n’a pas vécu un vol avec violence, mais un vol à main armée », un fait jugé devant de la cour d’assises et passible de vingt ans de prison. « Elle a été en arrêt de travail jusqu’au 23 janvier, soit un mois et demi. Et c’est à reculons qu’elle a dû reprendre le travail », a-t-il rappelé avant de demander 3 000 euros au titre du préjudice moral.
La substitut du procureur, Mme Boinet, a souligné que ces deux jeunes étaient « dangereux » et « qu’ils ne connaissaient aucune limite dans leurs gestes ». Elle a requis notamment une peine plancher de quatre ans d’emprisonnement pour chacun d’eux et leur maintien en détention. L’avocat de Christopher, Me Moitté, a pointé du doigt « l’absence d’éléments concrets » qui permettraient d’identifier clairement le Vitryat dans sa participation au braquage. Il a demandé la relaxe. L’avocate de Jordan, Me Almeida, a, quant à elle, démontré la bonne volonté de son client en terme d’insertion et de soins. « Il regrette son geste, a-t-elle souligné. Il a pris 8,5 kilos en un mois. Il va mieux depuis qu’il a un traitement adapté. Il suit des cours de remise à niveau et a demandé à travailler à la maison d’arrêt de Reims. Il fait des efforts considérables. » Elle a demandé notamment d’assortir la peine de sursis.
Après en avoir délibéré, le juge Herlet a condamné Jordan à quatre ans d’emprisonnement et le maintien en détention. Et Christopher à quatre ans d’emprisonnement, révocation du sursis du 10 octobre 2007 et maintien en détention. Tous deux devront par ailleurs payer à la victime 3 000 euros au titre du préjudice moral.
 

Stéphanie GRUSS
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pat51300

10/02/2012 à 21h02

non ce sont leurs vrais prénoms!!!!!
belle peine pour une affaire correctionnalisée!!!!

yd

10/02/2012 à 15h07

Manquait Brandon

bien choisis les prénoms d'emprunt

french_redneck

10/02/2012 à 13h26

Encore du multirécidiviste dans la nature ; À quand une véritable peine plancher...

MANSA

ici, là ou ailleurs

10/02/2012 à 13h13

Il n'a pu prendre que les billets: 552 euros: les billets de 2 euros, je ne connaissais pas, à moins que ce ne soit des billets de 73 euros 25 centimes d'euro.... quand à payer 3000 euros, ils n'ont pas de travail, donc pas de revenus licites, drogués et on apprend qu'ils ne cherchent absolument aucun travail... La victime pourra toujours attendre.

HAWK51

10/02/2012 à 12h17

On devine bien que le RSA, pour cette catégorie de gens, il avait bien une utilité, et il devait quand même bien les aider quand ils avait de sacrés coups de pompe, à s'injecter, bien sûr....

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