Publié le jeudi 15 avril 2010 à 12H00 - Vu 331 fois
REVIN (ARDENNES). Etienne Srac, domicilié à Mérignac et membre de l'équipe « Rassemblement anti-chasse », association de loi 1901, reconnue d'intérêt général, réagit suite à la parution de l'article « Élus et chasseurs vent debout contre un parc animalier », publié le 10 avril.
« Les chasseurs s'opposent à la création d'un parc animalier de 20 à 30 hectares sur les 3 300 hectares où ils avaient l'habitude de chasser.
La notion vague de « parc animalier » pouvant désigner un zoo avec des animaux domestiques jusqu'à une zone de nature préservée, le Rassemblement anti-chasse ne se positionnera pas sur ce projet en l'absence de précision.
Nous souhaitons cependant apporter quelques commentaires par rapport à l'argumentation des chasseurs. Que ces derniers s'opposent à ce projet n'est pas étonnant, c'est systématiquement le cas dès que la création d'une zone sans chasse est annoncée.
En revanche, ce qui attire notre attention, c'est qu'au lieu de justifier leur opposition par le retrait de quelques hectares de zone chassable (à peine 1 % du territoire !) et l'arrivée de touristes, ils utilisent trois arguments grotesques et qui semblent bien loin de leur motivation réelle.
M. Laurent, président de la société de chasse, prétend que « le parc existe déjà. Il est partout ».
Les 3 300 hectares étant apparemment chassés, le parc existe bien nulle part, dans le sens où il s'agirait d'une zone non chassée.
Il mentionne également qu'il ne veut « pas de grillage », qu'il faut qu'il soit possible d'« aller de Revin à la Semoy sans avoir un seul obstacle », que « ce que veulent les touristes, c'est la liberté ». Il est vrai qu'il aurait été moins convainquant de dire que son unique et réelle motivation est probablement de pouvoir « chasser de Revin à la Semoy sans avoir un seul obstacle, en toute liberté et à l'abri des regards indiscrets des touristes » !
Au passage, précisons qu'il est quelque peu étonnant qu'un chasseur s'élève contre « les grillages », la plupart des propriétés de chasse étant grillagées ou entourées de bien visibles panneaux « Entrée interdite, Propriété privée », où effectivement l'on ne peut « même plus ramasser un champignon »…
Enfin, M. Laurent indique que les animaux dans le parc seraient « malheureux ». Nous nous réjouissons de connaître enfin un chasseur sensible à la condition animale, et lui recommandons, dès maintenant, de déposer une proposition de loi visant à interdire la chasse à courre, le déterrage, le piégeage et même toute forme de chasse puisque la cruauté, la souffrance, la mort et le « malheur » leur sont intrinsèques ! »
Le courrier se termine par l'idéal poursuivi par l'association.
« Selon nous, la chasse peut et doit disparaître pour être remplacée par une instance qui permettra d'établir, dans une approche pacifique de la faune, les conditions d'une harmonie entre la vie moderne et les espaces naturels et être le carrefour d'une représentation équilibrée des intérêts de l'ensemble de la population ».
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