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Née sous X en 1942 / À la recherche de sa famille

Publié le jeudi 15 juillet 2010 à 09H30 - Vu 257 fois


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Annick a été adoptée à l'âge de deux mois.

Annick a été adoptée à l'âge de deux mois.


REIMS (Marne). Annick est née à Reims mais sous X. Elle recherche depuis des années sa famille. C'est à la fois un rêve et un besoin. Dans une vie de folie !

DEPUIS l'île de la Dominique, elle recherche sa famille à Reims : Annick Giraud est née le 6 avril 1942 dans la cité des sacres, dans une clinique apparemment, mais elle n'en sait pas plus.
« Je suis née sous X, j'ai été adoptée à l'âge de deux mois. Mes parents ont été arrêtés par la Gestapo à Caen. Mon père a été déporté à Mauthausen, et est mort en gare d'Hambourg, sous les bombardements alliés. Ma mère est, elle, revenue de Ravensbrück. »
Voici comment commence l'incroyable histoire d'Annick, qui n'a su qu'à l'âge de 15 ans qu'elle avait été adoptée. « J'ai fait beaucoup de recherches lorsque ma mère adoptive est décédée, en 1990. J'ai notamment retrouvé des photos, et un prénom, Carla, sans savoir si c'est celui de ma mère. »

Besoin de retrouver ses racines


Elle est acharnée, Annick, car elle rêve de trouver une famille, sa famille : un cousin, une tante, pourquoi pas sa mère ? « Après tout, elle pourrait n'avoir que 88 ans si elle m'a eue à 20 ans ! » La Rémoise (ça, c'est sûr, c'est à l'état civil), est pourtant fière de ses parents adoptifs, même si elle en a voulu, semble-t-il, à sa mère de lui avoir caché son adoption. « Le CIVS (NDLR : commission pour l'indemnisation des victimes de spoliations) m'a donné l'équivalent de certains biens, en me disant que mes parents étaient des gens formidables. Ils ont sauvé des Juifs et sont considérés comme des Justes. »
Cela n'a pas empêché Annick de poursuivre ses recherches, aux Archives départementales de Châlons, ou au CNAOP (conseil national pour l'accès aux origines personnelles). Mais là encore, chou blanc : les archives de l'œuvre qui a recueilli le bébé prénommé Annick, Marie, Odette, l'Alliance française, ont été perdues.
Car si elle a été légitimée par acte d'adoption, la Rémoise aurait eu besoin de retrouver ses racines. « J'ai toujours évité de fonder une famille, je pense à cause de cela. »
Avec cette photo qu'elle a retrouvée dans les archives de sa mère adoptive, Annick y croit de nouveau, et voudrait lancer un appel à tous ceux qui pourraient reconnaître ses parents, ou se souvenir d'une clinique qui aurait disparu (brûlée ?) depuis 1942. Car à 68 ans, elle a toujours envie d'avancer, et a besoin de son passé pour cela.

Guillaume FLATET
Si vous avez des témoignages pour Annick, vous pouvez la joindre par mail : dreamsdominica@hotmail.com

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mbj51

17/07/2010 à 16h48

Qu'Annick contacte les cercles de généalogie et les associations de déportés... peut-être des compagnes ou compagnons de déportation de ses parents adoptifs pourront l'aider... les liens qui se sont créés entre camarades de déportation sont souvent plus forts que les liens familiaux et certaines confidences se sont échangées à ce moment... Je lui souhaite bonne chance dans ses recherches et je reste persuadée que son histoire croise la générosité, l'humanité et la fraternité de ses parents biologiques et adoptifs...

acacias

15/07/2010 à 14h27

une trés belle histoire , bonne chance à vous dans vos recherches

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