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Mouvement de grève dans le champagne

Publié le vendredi 19 mars 2010 à 10H14 - Vu 498 fois


Bruno Bression a réuni les salariés grévistes au fil de la journée dans la cour d'honneur de Moët & Chandon pour les tenir informés des avancées des discussions.

Bruno Bression a réuni les salariés grévistes au fil de la journée dans la cour d'honneur de Moët & Chandon pour les tenir informés des avancées des discussions.


Grève chez Moët, Mercier, Ruinart, Veuve-Clicquot et Krug... « La situation est bloquée ». Un an après leur mouvement de grève, les salariés du groupe MHCS remettent le couvert. Les négociations s'annoncent difficiles.

HIER matin, de nombreux salariés de Moët & Chandon se sont mis en grève, « 85 % des employés de la production, 50 à 60 % de ceux du vignoble, un peu moins dans l'administratif », selon Bruno Bression, secrétaire du CE de l'entreprise et délégué syndical CGT. Réunis devant la maison de champagne, hier, toute la journée, ils ont été rejoints par des salariés de Mercier et Ruinart, qui appartiennent au même groupe, MHCS (Moët Hennessy Champagne Services)*, tout comme Veuve-Clicquot et Krug à Reims, où la grève dure depuis mercredi (lire par ailleurs).

« Phénomène de ras le bol »


A l'ordre de leurs revendications, le réajustement de la participation - « un certain nombre de primes ont été supprimées depuis 2-3 ans » -, 2 % d'augmentation générale de salaire dans le cadre des négociations annuelles obligatoires et l'amélioration du départ à temps partiel des seniors. « On a décidé de tout mettre sur la table aujourd'hui », insiste M. Bression. « Une nouvelle structure juridique s'est construite mais il existe des différences entre les maisons. Nous souhaitons une uniformisation par le haut. »
Selon lui, Moët & Chandon « donne l'image d'une entreprise qui a du fric, mais il y a de vrais problèmes. Il y a des gens qui sont vraiment en difficulté aujourd'hui. Il y a un phénomène de ras le bol ».
Hier, à 15 heures, tandis que les délégués syndicaux de Veuve Clicquot étaient enfin reçus, ceux de Moët s'entretenaient aussi avec leur DRH, Laurent Wolf, pour tenter de trouver un compromis. En vain. « La situation est bloquée. Il n'y aura pas de négociations sans reprise de travail selon M. Wolf, a souligné M. Bression. Alors les salariés ont décidé de continuer la grève demain (NDLR aujourd'hui). On essaiera de revoir la direction à ce moment-là. »
De son côté, le directeur des ressources humaines de Moët & Chandon, Laurent Wolf, a indiqué : « Mercredi, nous avons annoncé des résultats d'intéressement en phase avec ce qui était prévu ; mais la participation connaît une diminution sensible. C'est pourquoi les salariés de Veuve-Clicquot se sont mis en grève. Et Moët, par solidarité, a suivi le mouvement. Mais ce n'est pas dans la volonté de la direction d'annexer un complément à ce qui est un résultat mathématique. La participation reflète la santé financière de l'entreprise », a-t-il souligné avant d'ajouter : « La direction ne ferme pas la porte aux discussions mais pose un préalable qui est la reprise du travail. » Ce que les salariés, pour l'instant, refusent de faire.

Marion DARDARD
* Qui appartient au groupe LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy).

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Les dernières contributions


le chevalier de...

Reims

20/03/2010 à 08h28

Avant de pleurer pour ce que vous n'avez pas, remerciez le ciel pour ce qu'il vous donne. Nombreux sont les salariés qui envient votre sort, vous les enfants gâtes de la Champagne.

peut être

19/03/2010 à 21h25

Grève dans les grandes maisons apporte merdier dans les petites maisons; partout où le patron sous couvert de crise ou (et) de bien d'autres choses ne peu plus payé l'ouvrier...
Certains anciens doivent se souvenir des années soixante.

Filochard51

Autour d'Epernay

19/03/2010 à 13h26

OUVRIERS, les actionnaires, amis des amis doivent passer avant vous. C’est malheureusement la triste réalité d’une situation voulue par la France BLING BLING.

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