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Météo automnale, maladies hivernales…

Publié le mercredi 18 juillet 2012 à 10H32 - Vu 138 fois



Conséquence de ce début d'été pourri, médecins et pharmaciens ardennais voient défiler des patients souffrant de pathologies typiquement automnales, voire hivernales.

A la mi-juillet, habituellement, on se fait soigner pour des piqûres de guêpe, des coups de soleil, des allergies, voire des insolations. Ce qu'on appelle des maladies de saison. Mais quand il n'y a plus de saison justement, que constatent les professionnels de santé ? Réponse logique : ils assistent au retour tardif (ou à l'arrivée précoce, c'est selon) de pathologies typiques des périodes fraîches ou froides, parfaitement en phase avec les conditions météo exceptionnelles que nous connaissons depuis de trop nombreuses semaines.
« C'est une tendance notable, résume Bernard Flirden, le président du conseil régional de l'Ordre des pharmaciens, on voit passer dans nos officines de nombreuses personnes qui luttent contre un rhume ou plus largement une pathologie liée à un problème pulmonaire. On doit être à plus 20 ou 25 % de cas par rapport à une année normale. Et comme d'habitude, ce sont les jeunes enfants ou les personnes âgées qui sont les cibles favorites. » Des chiffres confirmés par le docteur Delmotte, à Charleville-Mézières, qui constate pour sa part « 30 % de cas en plus pour tout ce qui est bronchites ou rhinopharyngites. C'est essentiellement lié aux changements brutaux de conditions climatiques : on se met en tee-shirt un jour où il fait à peu près beau, et on le garde le lendemain alors qu'il pleut et que les températures chutent. On peut préparer les mouchoirs… »

Cure de soleil ?

« Avec cette suite ininterrompue d'averses et d'éclaircies, sans parler des températures qui font le yo-yo, il est très difficile de s'habiller correctement, renchérit son confrère Serge Foyou, à Grandpré. Il faudrait avoir constamment une garde-robe complète à portée de la main et changer de tenue pour s'adapter aux conditions météo. Mais ce n'est pas facile. Résultat, je vois beaucoup de cas de rhinopharyngites, une maladie typiquement hivernale. »
Pas sûr que cela constitue une véritable consolation, mais sachez que ces symptômes n'ont pas de frontière, comme en témoigne le docteur Micheline Amand, installée à Rocroi et qui pratique également en Belgique : « Près de 50 % des gens qui se présentent aux gardes souffrent d'une angine ou d'un rhume, ce qui est paradoxal à cette période de l'année. Je constate aussi que les oreilles des enfants ne sont pas belles… »
Reste à savoir comment éviter ces désagréments « de saison ». Mais il n'y a malheureusement pas de recette miracle… « Il n'y a pas de conseil particulier à donner, reprend Bernard Flirden, sinon répéter les préceptes de base, comme le fait de s'alimenter correctement et d'éviter les chauds et froids en s'habillant en fonction de la température. Pour le reste, le plus efficace, ça serait de se mettre au soleil. Mais ça… » Qui sait, il faudra peut-être sortir la crème à bronzer en septembre…

J.-C. R.

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Argon

01/08/2012 à 11h35

Mais aujourd'hui il fait beau et c'est ce que nous retiendrons.

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