Publié le lundi 04 avril 2011 à 11H00 - Vu 302 fois
Un problème qui revient chaque année. « On ne veut pas être bon qu'à crever », lance le maire.
PLOMION (Aisne). « Vends salle de cours rurale informatisée. Contacter EcoleSOSPlomion ». C'est le message publié sur des sites d'enchères sur Internet par le maire de Plomion pour dénoncer la menace de fermeture d'une classe de l'école.
Plus qu'un mail de la part des syndicats et une lettre de l'inspecteur de l'arrondissement d'Hirson, c'est une douche froide qui a arrosé Plomion, mardi dernier.
Dire que l'école primaire de la commune ne s'attendait pas à figurer sur la liste « noire » des éventuelles suppressions de postes de la nouvelle carte scolaire est un doux euphémisme. À l'image de Vervins, la nouvelle est tombée comme un couperet dans le village, où le poste d'une des trois enseignantes pourrait être supprimé.
Pour autant, le village ne semble pas se laisser abattre. Depuis mardi, c'est le branle-bas de combat dans la commune. Les réunions se succèdent et les idées de mobilisation « originales » ne manquent pas pour s'opposer à l'éventuelle réduction du nombre de classes. Elles sont au nombre de quatre actuellement, avec 84 enfants au lieu de 81 à la rentrée prochaine, selon le maire de la commune, Raphaël Chevigné. « C'est une hérésie, une injustice, martelait-il d'ailleurs vendredi dernier. Qu'en sera-t-il de l'école rurale demain ? »
Dans le passé, en 2001, l'un des cinq postes de l'époque avait été supprimé, faute d'effectifs suffisants, selon l'inspection d'académie. La nouvelle avait alors exacerbé le comportement de certains parents d'élèves qui avaient retenu à Plomion, un moment, l'inspectrice d'académie.
Cette année encore, la colère est toujours palpable : « On ne veut pas être bon qu'à crever ! », indiquait encore Raphaël Chevigné, vendredi soir, devant une soixantaine de personnes. « Il faut montrer que l'on est et que l'on restera mobilisé », a ajouté l'un des délégués des parents d'élèves.
« Salle de cours à vendre »
Comment ? Plomion n'a pas attendu l'opération « école morte » auquel le village participera, ce lundi. Dès la semaine dernière, certains parents d'élèves ont créé une enchère sur les sites de vente E-bay et le boncoin.fr : « Salle de cours école rurale à vendre », peut-on lire encore aujourd'hui sur l'enchère.
Une annonce « SOS école de Plomion » a également été lancée sur le réseau social Facebook pour la réunion de ce vendredi soir.
Et après ? Après l'opération « école morte », les parents pourraient occuper les locaux de l'école ou mener des actions sporadiques de blocage de la circulation des trains ou des voitures en attendant les rendez-vous avec la sous-préfète Eléodie Schès et l'inspecteur Thierry Lavoine, ce mercredi.
D.O.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site












