Publié le lundi 28 juin 2010 à 08H40
Marine Le Pen sur les footballeurs : « Aucune valeur de sacrifice ».
CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). Football, retraites, avenir : la venue de Marine Le Pen à Châlons a été l'occasion d'un petit tour d'horizon sur l'actualité.
CHEMISIER bleu, pantalon blanc, colère rouge. Marine Le Pen a rhabillé pour l'été, pour l'automne et sans doute pour les saisons à venir une équipe de France de football qu'elle voue aux gémonies.
C'était hier dimanche matin dans les locaux du FN à Châlons. La fille de Jean-Marie Le Pen était de passage notamment pour aller à la rencontre de ses sympathisants marnais et prendre le pouls des sections locales de son parti dans un endroit gardé confidentiel, histoire d'éviter les indésirables. Des fois que.
A ses yeux donc l'équipe de France, « des enfants trop gâtés qui ne véhiculent aucune valeur de sacrifice. Quand je vois un jeune tennisman aller au bout de lui-même comme tout dernièrement, je dis d'accord. Mais je ne me reconnais pas dans cette équipe de foot qui d'ailleurs n'en est pas une. C'est une équipe d'individualités qui pensent qu'à l'appât du gain. Ce n'est pas ma France ».
Mais d'après la vice-présidente du Front national, cette catastrophe sportive ne peut être dissociée de la situation générée depuis longtemps par le gouvernement du président Sarkozy et des élites dirigeantes : « Nous sommes dans un système de déliquescence de la société où le fric pourrit tout et génère des contre-valeurs. Il y a des exemples en haut lieu ».
« Il se prépare un tour de vis »
La réforme des retraites ? : « C'est toujours la même chose : à l'arrivée, c'est encore les plus pauvres et les classes moyennes, comme d'habitude, qui vont être touchées. Et ce n'est pas fini, je vous le certifie. Il se prépare un tour de vis comme jamais ».
Selon elle, l'effort demandé pour cette réforme ne permettra pas d'atteindre l'équilibre financier du régime des retraites. De solutions en contrepartie ? « Rééquilibrer le travail et le capital, faire des économies sur la participation de la France à l'union européenne, sur le volet social de l'immigration, faire cesser l'ensemble des gabegies qui coûtent des milliards et des milliards. » Exemple : « Sur 60 millions de cartes Vitale, dix millions sont fausses. C'est une sur 6 ».
Enfin, reste, chez elle, le slogan force du parti : « les Français d'abord ».
Comment se dessine l'avenir au plan politique ? Très bien merci, juge en substance la prochaine leader frontiste.
Une vice-présidente confiante face à une « UMP qui s'agite dans tous les sens et un PS absent. Bientôt, il y aura notre congrès et les élections. Ensuite nous entrons officiellement en campagne ». Avec 2012 dans la ligne de mire : « Il se pourrait qu'il y ait un 6 mai à l'envers ! ».
Fabrice MINUEL




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