Publié le mardi 19 juin 2012 à 10H41 - Vu 142 fois
Sergio Coronado (à gauche) et le Rémois François Boucher ont été élus ce week-end dans la circonscription Amérique centrale, du Sud et Caraïbes.
REIMS (Marne). François Boucher a été désigné suppléant pour la circonscription Amérique centrale, du Sud et Caraïbes d’un député EELV. Une « récompense après trente ans passés » sur ce continent.
Ravi. À l’issue du second tour de scrutin, François Boucher ne boude pas son plaisir, lui qui a créé la section socialiste au Costa Rica à la fin des années quatre-vingt-dix. Il vient d’être officiellement désigné suppléant de Sergio Coronado (EELV), élu député de la 2e circonscription Amérique centrale, du Sud et Caraïbes. Car entre l’Amérique du Sud et ce Rémois de naissance, l’histoire d’amour a commencé il y a quasiment trois décennies.
Ancien athlète, François Boucher quitte la France et la Marne pour l’Amérique du Sud en 1981. Il va très vite créer et animer durant plus de quinze ans le programme coopératif de développement de l’agro-industrie rurale en Amérique latine et aux Caraïbes (le Prodar) à travers une quinzaine de pays de la zone. Encore aujourd’hui, François Boucher s’investit en faveur du développement. « Je participe actuellement au Mexique à des projets de développement territorial, notamment dans la « Selva Landandona » du Chiapas, programme dépendant du Cirad. » Bref, ce docteur en sciences économiques a des journées bien chargées.
Dans les années quatre-vingt-dix, François Boucher a développé sa part dans la politique. Au point d’être le suppléant, pour ces premières élections des députés de l’étranger. Un geste responsable mais surtout cohérent au regard de son parcours sur ce continent où il a « toujours œuvré pour le développement et l’amélioration des conditions de vie des locaux ».
Renouer des liens
Sur le pont, Sergio Coronado et François Boucher ne compte pas perdre de temps. « Nous agirons pour que les relations d’états entre la France et le Mexique retrouvent leur niveau de confiance, d’estime mutuelle, et de fraternité, en continuant à renforcer nos coopérations économiques, culturelles, scientifiques et universitaires. Nous lançons dès à présent l’idée d’organiser une année du Mexique en France peut-être croisée avec une année de la France au Mexique ». Tout le monde se rappelle en effet des fortes tensions, apparues dans le courant de l’année 2011, entre la France et le Mexique en parallèle de la condamnation de la Française Florence Cassez à soixante années d’emprisonnement.
Th. D.
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