Publié le jeudi 10 juin 2010 à 13H39 - Vu 1733 fois
Le colonel Nicolas Blériot, le patron des gendarmes des Ardennes, a été suspendu pour un an.
GGM
Coup de tonnerre dans le monde judiciaire. Le délibéré de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Reims vient de tomber. Le colonel Nicolas Blériot, commandant le groupement des Ardennes vient d'être suspendu de ses fonctions d'officier de police judiciaire (OPJ) et de délégué des juges d'instruction. Une suspension d'une année qui vaut dans tout le ressort de la cour d'appel de Reims, autrement dit la Marne les Ardennes et l'Aube. La procédure est rarissime et la sanction exemplaire.
Comme nous le révélions dans notre édition du 4 juin dernier, le commandant du groupement de gendarmerie des Ardennes comparaissait devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Reims pour « manquement à ses devoirs d'officier de police judiciaire ». Il est reproché au colonel Nicolas Blériot son refus de désigner des gendarmes pour jouer le rôle de la victime et de l'agresseur lors de la reconstitution d'un double meurtre, en mai dernier. Le 14 avril, le pôle d'instruction de Reims délivre une première commission rogatoire pour la reconstitution du double meurtre des Ayvelles, près de Charleville-Mézières. RAS. Mais c'est une seconde commission rogatoire « d'assistance à la reconstitution », délivrée le 23 avril, qui va mettre le feu aux poudres. Le juge exige qu'une femme gendarme joue le rôle de la victime. Le casting est précis : elle devra comme la défunte mesurer « 1,61 mètre pour 75 kilos ». Un gendarme doit être choisi pour mimer la scène de crime en cas de défaillance du mis en examen. C'est finalement une greffière qui mime les gestes de la victime, le 4 mai. Une prise de position que le colonel paye cher aujourd'hui.
A lire vendredi dans l'union.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez