Publié le jeudi 18 mars 2010 à 08H59 - Vu 936 fois
La bourde du Premier Ministre François Fillon en meeting en Ile-de-France (photo d'archives)
Devant 2000 mlilitants venus soutenir Valérie Pécresse en Ile-de-France, hier soir, François Fillon a annoncé la mort d'un policier vivant.
Pour illustrer ses propos sur l'insécurité, le premier ministre a fait un parallèle entre le policier tué, mardi soir, à Dammarie-Les-Lys (Seine-et-Marne) et le caillassage des policiers d'Epernay dans le quartier Bernon, au cours duquel le brigadier-chef Husson a été grièvement blessé : « La semaine dernière à Epernay, des voyous ont violemment caillassé des policiers qui procédaient simplement à un contrôle routier. L'un d'entre eux vient de décéder. Caillasser, insulter, vandaliser, tirer, tuer : désormais il semble qu'il n'y ait plus aucune limite pour certains ».
Fillon s'est excusé
Seul problème, l'homme, bien que gravement blessé, est encore vivant, comme l'a rappelé jeudi matin un syndicat de policiers. Le Premier ministre a adressé mercredi en fin de matinée une lettre d'excuses à la famille du policier, Matignon ayant évoqué «une confusion».
«Notre collègue n'est pas décédé, j'en ai eu encore la confirmation ce matin», a indiqué jeudi à l'AFP Olivier Balangé, délégué régional Champagne-Ardennes du syndicat de police SGP-FO, confirmant une erreur relevée par France Inter. «Ce matin, il se fait même opérer de l'épaule, opération qui était impossible quand il était dans le coma», a-t-il ajouté. Le policier, qui avait été plongé dans un coma artificiel, en était sorti en début de semaine et avait pu parler à ses proches.
Olivier Balangé a également dénoncé sur France Bleu Champagne une «récupération» politique faite, selon lui, par François Fillon: «en cette période électorale, vouloir à tout prix faire de la récupération sur de l'événementiel sécuritaire, je ne sais pas si c'est forcément de bon ton et judicieux», a-t-il poursuivi.
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