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Didier Arthur torturé à mort

Publié le vendredi 19 mars 2010 à 10H28 - Vu 320 fois



NAUROY (Aisne). « C'est terminé. Il n'y aura plus, à mon sens, de rebondissements dans cette affaire. Tous les auteurs sont maintenant connus. » Johnny Bletry, 19 ans, le client de Me Alexia Delvienne, a été déféré, hier matin, au parquet de Laon, à l'issue de sa garde à vue. Il a été présenté au juge d'instruction qui l'a mis en examen pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Un chef d'inculpation qui fait encourir à l'ex-voisin du défunt, la réclusion criminelle à perpétuité. Il a ensuite été ramené, vers midi, dans sa cellule, étant actuellement en train de purger une peine de prison. Le dernier acte d'une série commencée mardi au petit matin.
Une opération éclair : six personnes sont alors emmenées à la gendarmerie de Saint-Quentin et placées en garde à vue. Il y a, comme nous l'écrivions hier, les voisins directs de Didier Arthur : Pascale, Christophe et deux enfants de Pascale. Et puis, rapidement, sont extraits de leur cellule Johnny Bletry et un ami d'enfance, Jean-François Bricout.

Six gardés à vue


Tous sont soupçonnés d'avoir pris part au décès horrible de Didier Arthur ou d'avoir fermé les yeux.
L'horreur, le mot n'est pas trop fort pour décrire ce qui a pu être les derniers moments du pauvre Didier Arthur. La dernière nuit qu'a passé le quadragénaire, avant de mourir, a été un véritable calvaire. Selon le compte rendu du médecin légiste qui a effectué l'autopsie, les pires sévices auraient été infligés à la victime, entraînant ensuite une agonie douloureuse. Des coups, des brûlures, mais aussi des sévices sexuels. Ses bourreaux lui auraient ainsi enfoncé divers objets dans l'anus. Didier Arthur est décédé d'une hémorragie interne.
Mercredi, en début d'après-midi, Pascale, Christophe et sa fille ont été relâchés après 24 heures de garde à vue, sans que pour l'instant, aucune poursuite judiciaire n'ait été prise à leur encontre. L'autre enfant de Pascale, interpellé mardi et qui est âgé de 17 ans a, quant à lui, était transporté au palais de justice de Laon. Face à l'insistance des gendarmes durant les diverses auditions, il a finalement fini par reconnaître qu'il connaissait les bourreaux de Didier Arthur. Il a été mis en examen pour non-assistance à personne en danger.

Pas d'autre explication que l'alcool


Les deux bourreaux désignés, les gendarmes enquêteurs les connaissent, ce sont les deux gardés à vue qui ont été extraits de leur cellule. Ceux-là même qui, le 18 juin dernier, ont fait mine de s'inquiéter de ne pas voir leur ami Didier Arthur, ceux-là même qui ont fait la macabre découverte, simulé le choc émotionnel, et prévenu les secours.
Si, à l'époque, ils avaient été entendus par les gendarmes, dans le cadre des premières constatations, ils ne l'avaient pas été depuis. Pour Me Alexia Delvienne, qui n'a pas eu encore connaissance de l'intégralité du dossier, c'est qu'il y a eu récemment un retour d'analyses ou d'expertises ciblant les deux jeunes, « sinon pourquoi avoir attendu si longtemps avant d'agir, huit mois, c'est long tout de même. »
Mercredi, en début de soirée, Jean-François Bricout a été présenté au juge d'instruction laonnois. Il a été mis en examen pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, puis a été ramené dans sa cellule. Johnny Bletry, son complice présumé, suivra donc, on l'a vu, le même chemin jeudi matin.
Tous les deux n'auraient pas donné d'explications à leurs gestes, ne sachant pas simplement, eux-mêmes, pourquoi ils ont agi de la sorte. Il n'y aurait pas eu de tentative d'extorsion cette fameuse nuit qui a conduit Didier Arthur à la mort certaine. L'alcool aurait été simplement un élément amplificateur de la violence que ces deux jeunes contenaient en eux jusqu'à présent. Deux jeunes hommes issus d'un milieu pauvre. Des accusés au parcours scolaire limité et moyennement insérés dans la société. Deux hommes dont le casier judiciaire ne laisse pas supposer qu'il s'agit d'individus extrêmement violents.

Aurélie BEAUSSART

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Les dernières contributions


Alain Schydlowsky

Chàlons-en-Champagne

19/03/2010 à 21h54

Ces lâches sont abjects, l'alcool devrait constituer une circonstance aggravante. Aucune circonstance atténuante ne doit guider notre Justice face à des faits aussi répugnants, et d'une lâcheté inqualifiable.

Si l'abolition de la peine capitale est conforme à toute civilisation qui se respecte on est dans le même temps en droit de regretter l'absence d'une peine de Prison à vie applicable pour de tels assasins.

french_redneck

19/03/2010 à 12h59

HÉÉÉÉÉÉÉÉ! msieur le PR ça vaut combien de torturer son voisin?

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