Publié le mardi 22 juin 2010 à 08H55 - Vu 230 fois
Les établissements scolaires font bien évidemment partis des sites passés à la loupe.
MARNE. La Préfecture a publié hier la liste des 30 établissements scolaires du département dont le sol sera prochainement diagnostiqué à la recherche d'éventuelles pollutions en raison de leur implantation sur d'anciens sites industriels.
LES sous-sols de 30 établissements du département accueillant des enfants et des adolescents pourraient s'avérer à risques car installés sur d'anciens sites industriels.
Voilà un sujet ultra-sensible ! Tant et si bien qu'hier il s'avérait bien délicat d'obtenir plus d'informations. La DREAL, direction régionale de l'environnement, renvoyant vers la Préfecture de Région qui ne bénéficiait d'aucune précision en dehors de la liste (ci-contre) rendue publique dans l'après-midi.
Tout juste sait donc que sur les 57 établissements répertoriés dans la région Champagne-Ardenne, « 10 à 13 bénéficieront de premiers diagnostics cet été ». Comment seront-ils choisis ? Quand seront inspectés les autres ? Les interrogations demeurent. En fait, le Préfet de Région doit fournir cette « short-list » pour le 30 juin mais pour le reste un épais brouillard enveloppe encore cette opération, même s'il se murmure au niveau national que ces diagnostics pourraient s'étaler sur deux ans.
Néanmoins, pas de panique ! Voilà un mois, la Préfecture soulignait que ces diagnostics ne sont motivés « ni par une alerte sanitaire, ni par une alerte environnementale ». Il s'agit, nous expliquait-on alors de « croiser la base de données nationales des anciens sites industriels avec l'emplacement des établissements ».
Cette campagne découle des engagements du Grenelle, qui a établi dans les priorités à son « plan national santé-environnement 2009-2013 » cette démarche de recensement et de diagnostics. La première phase a permis de réaliser cette liste, place désormais aux diagnostics qui doivent débuter dès la mi-juillet pour « 10 à 13 » établissements de la Région.
Principe de précaution ?
Et maintenant quelles matières vont-être traquées ? « Les polluants recherchés seront en relation avec les activités industrielles passées » dévoilait début juin la Préfecture.
Alors, place à cette campagne dont « l'objectif est de s'assurer que les pollutions éventuellement présentes dans les sols ne dégradent pas l'air intérieur, les aires de jeux et le réseau d'eau potable ».
On espère que de tels contrôles sont néanmoins réalisés de façon régulières dans les établissements qui accueillent nos rejetons ! Et si de telles présences sont détectées ? « Le cas échéant, ces pollutions seront traités suite aux diagnostics ». Ouf…
Une telle campagne ressemble tout de même à une application extrême du principe de précaution de la part de l'Etat. De là à dire que les établissements non listés, et pour lesquels aucun diagnostic ne sera effectué dans le cadre de cette campagne, sont pour autant sûr à 100 %… Là, ce sont les sites sur lesquels ont été répertoriés des activités industriels qui vont être scrutés. Mais au XIXe siècle, un tel recensement était-il établis avec une fiabilité sans faille ?
Un peu plus de transparence paraît urgent !
Frédéric GOUIS
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