Publié le mercredi 22 février 2012 à 12H00 - Vu 99 fois
Le candidat Nicolas Sarkozy est venu illustrer hier près de La Rochelle, sur les terres de son ex-rivale socialiste, sa promesse de défendre la « France des usines ».
DANS la geste sarkozienne, le sauvetage d'Alstom est un peu ce que le pont d'Arcole fut à Napoléon Bonaparte. Un fait d'armes exalté. Une figure imposée de ses campagnes électorales. Et, comme il l'a redit hier, « un symbole de la France industrielle et ouvrière qui ne veut pas mourir ».
Alors, après un passage dès potron-minet au marché de Rungis, Nicolas Sarkozy s'est attaché à raviver la flamme, en visitant pour la quatrième fois l'usine d'assemblage de TGV et de tramways d'Aytré (Charente-Maritime). L'occasion de rappeler aux ouvriers du site comment le ministre de l'Économie qu'il était en 2004 avait arraché leur entreprise à son dépeçage annoncé.
« Alstom, qu'on disait mourant, est devenu le fer de lance de l'industrie ferroviaire française. Ce qu'on disait fichu en 2004 est devenu une pépite industrielle en 2012 », a-t-il lancé, « huit ans après, je demande à chacun de juger non pas sur des mots mais sur des actes ».
Au passage, Nicolas Sarkozy en a profité pour répondre à la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, qui l'a accusé de manquer de « courage » en se rendant chez Alstom, « là où ça va », plutôt que « là où les Français souffrent de ses promesses non tenues ».
« Si je ne viens pas chez Alstom, où est-ce qu'il est le carnet de commandes ? Et si je n'étais pas venu en 2004, où est-ce qu'elle serait l'entreprise ? », a-t-il lancé. « À la dame de la région, dites-lui que ça me fait plaisir de venir à Alstom, et que […] je ne laisserai jamais tomber Alstom. »
Au-delà, Nicolas Sarkozy a voulu faire d'Alstom un emblème de la politique industrielle qu'il souhaite conduire pour que « la France garde ses usines », un de ses thèmes favoris de président et de candidat.
« À travers l'exemple d'Alstom qu'on a sauvé, on a montré qu'on pouvait fabriquer en France », a-t-il souligné.
Avant de défendre des mesures comme la suppression de la taxe professionnelle et, plus récemment, l'instauration d'une TVA sociale et sa volonté de faire de la formation une priorité comme autant d'instruments pour défendre le « produire français ».
« À tous ceux qui me critiquent, je dis : ''Et vous, qu'est-ce que vous faites contre les délocalisations'' ?», s'est-il emporté. « On peut se tromper, ça m'est arrivé. On peut échouer, ça m'est arrivé. Mais on n'a pas le droit de ne pas tenter […]. Jamais je ne renoncerai… Jamais ! »
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