Publié le mardi 21 février 2012 à 12H00 - Vu 48 fois
La porte-parole de la campagne du président-candidat et le Premier ministre ont attaqué hier soir la « social-démocratie molle » incarnée selon eux par François Hollande.
Le Premier ministre et sa ministre de l'Ecologie ont été accueillis hier soir aux cris de « Fillon, NKM » par environ 500 militants UMP réunis à Villebon-sur-Yvette, dans la circonscription de la toute nouvelle porte-parole de Nicolas Sarkozy.
Mme Kosciusko-Morizet, qui s'apprête à quitter le gouvernement pour s'occuper à plein temps de la campagne du président-candidat, a ouvert les hostilités, parfois dans un filet de voix, dans une salle acquise à sa cause, pour cette première grande réunion de militants depuis le discours de M. Sarkozy dimanche à Marseille.
Devant le sénateur et propriétaire du Figaro, Serge Dassault, et l'ex-secrétaire d'Etat Georges Tron, patron de la fédération UMP départementale, NKM, vêtue d'un tailleur sombre, s'est réjouie que « le premier meeting de campagne du Premier ministre » se déroule dans l'Essonne, à une époque où « on parle mal de la banlieue » alors que c'est « ici la fabrique de la France ».
Elle a vanté le bilan d'un gouvernement au sein duquel elle siège depuis 2007. Autonomie des universités, lutte contre la dette… « la France est en difficulté mais c'est un pays qui se relève », a lancé Mme Kosciusko-Morizet, soulignant le « manque de crédibilité » des adversaires de l'UMP.
M. Fillon a ensuite pris le relais et salué les « qualités » de Mme Kosciusko-Morizet. « C'est à la fois une femme moderne, qui a une volonté à toute épreuve, qui incarne le visage d'une majorité moderne et courageuse », a jugé M. Fillon. « Nathalie, c'est à la fois le cœur et la raison », a-t-il lancé.
Pugnace, le chef de la majorité s'est gaussé des « autres candidats qui paradaient », avant l'annonce de la candidature de M. Sarkozy, avec « d'affriolants sondages sous le bras et nous donnaient le résultat d'une élection qui n'aurait pourtant lieu que des mois plus tard ».
« La messe n'est pas dite »
« La messe n'est jamais dite avant d'être entré dans l'isoloir », a glissé M. Fillon, malgré les sondages qui prédisent toujours une victoire du candidat socialiste en mai.
Selon lui, un « second mandat » de M. Sarkozy est « une nécessité car il reste tellement à faire ! ». Il a tour à tour fustigé l'archaïsme du socialisme, conçu « au début du XXe siècle », quand « les conquêtes sociales étaient nécessaires et que l'Europe dominait le monde », et le flou programmatique de M. Hollande.
« Le candidat du PS ne rêve plus d'imposer à la France un programme socialiste », a ainsi relevé M. Fillon, dans une allusion aux propos attribués à M. Hollande dans The Guardian.
« Il suffit de lire son projet pour constater qu'on est devant une sorte de social-démocratie molle qui ne répond pas aux principaux défis lancés à notre pays », a mis en garde M. Fillon, fustigeant aussi « le compromis qui n'a ni queue ni tête » entre le PS et les Verts.
Pour lui, M. Hollande « est passé maître en floutages, demi-tours, marches arrières ».
Il a en outre plaidé pour l'usage du référendum « en cas de blocage » et a tenté de retourner contre l'opposition les critiques sur l'absence de dialogue avec les partenaires sociaux. « La gauche n'a jamais fait un seul geste pour la modernisation du dialogue social », a-t-il fait valoir.
François Fillon a achevé son discours en lançant un appel à voter Sarkozy « dès le premier tour », en particulier « les électeurs centristes car sur bien des points, notre vision de la société est la même ».
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