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« La France qui coule » délaisse Sarkozy

Publié le vendredi 30 mars 2012 à 09H47 - Vu 80 fois



La « France périphérique fragilisée », où vit près d'un Français sur deux, lâche le président sortant pour des questions d'emploi et de pouvoir d'achat. Mais la présidentielle n'y est pas totalement jouée, selon un sondage Ipsos/Logica business consulting publié hier.

Cette enquête, réalisée pour Le Nouvel Observateur auprès de 2 000 personnes, est d'autant plus digne d'intérêt que cette France-là constitue « l'une des zones de force traditionnelles du Front national » et que la performance de M. Sarkozy y avait été « décisive » pour sa victoire en 2007.
« C'est bien là que Nicolas Sarkozy a asphyxié Jean-Marie Le Pen », qui y fut distancé de 17 points par le candidat UMP, écrivent Brice Teinturier (Ipsos) et le géographe Christophe Guilluy, auteur de l'ouvrage très remarqué « Fractures françaises ».
« La France périphérique fragilisée » réunit des communes rurales ou assez éloignées des centres urbains et des villes petites ou moyennes, socialement fragiles ou populaires. Elle pèse près de la moitié (48 %) de la population en métropole. Cette nouvelle approche de la sociologie, notamment électorale, doit beaucoup aux travaux du géographe Christophe Guilluy, associé à l'enquête d'Ipsos et qui a mis en évidence d'autres inégalités territoriales que celles, par exemple, entre centres urbains et banlieues.
Dans la France périphérique fragilisée, Nicolas Sarkozy recueille 25,5 % d'intentions de vote, deux points en-dessous de sa moyenne nationale et quatre de moins que son score au 1er tour de la présidentielle 2007 (29,37 %), selon ce sondage réalisé par téléphone les 16-17 et 23-24 mars auprès d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans au moins.
François Hollande domine, avec 28,5 % d'intentions de vote, presque quatre points de plus que Ségolène Royal en 2007. Marine Le Pen obtiendrait 16 % (12 % pour son père en 2007), 9 points de moins que M. Sarkozy, au lieu de 17 cinq ans plus tôt. Jean-Luc Mélenchon y réaliserait également un bon score (14 %). Au second tour, Hollande l'emporterait facilement (56,5 %-43,5 %). Cette France-là, c'est « la France qui coule », « frappée par les effets de la mondialisation », où « la préoccupation massive est le chômage et le pouvoir d'achat », écrivent MM. Teinturier et Guilluy.
Plus encore qu'ailleurs, ses habitants placent en tête de leurs préoccupations personnelles le chômage et le pouvoir d'achat, cités par 40 et 33 % des sondés, loin devant l'insécurité (12 %) et l'immigration (9 %).
Or, 80 % portent un jugement négatif sur le bilan emploi de M. Sarkozy (84 % pour le pouvoir d'achat), et l'appréciation sur le bilan global est « le signe d'une cassure profonde », avec 64 % d'avis négatifs. 12 % seulement (contre 25 % pour François Hollande) pensent que la situation s'améliorera si Nicolas Sarkozy est réélu.
Toutefois, tout n'est pas perdu dans ce segment-clé de la population. Ipsos souligne que cette France défavorisée à l'écart des grandes agglomérations est « la plus hésitante, celle qui indique qu'elle peut le plus changer d'avis » (38 % des personnes interrogées) sur le choix du candidat le 22 avril.
Son audience dans les banlieues populaires est un autre défi majeur pour le président-candidat : il y recueillerait seulement 22 % d'intentions de vote.

«Le changement, c’est nous»

Nicolas Sarkozy a affirmé hier que c’était lui qui incarnait le changement pour la présidentielle, et non son rival socialiste François Hollande, en assurant: «Le changement, c’est nous, parce que les idées nouvelles, c’est nous.»
Lors d’une conversation à bâtons rompus avec des journalistes dans un bar de Vestric-et-Candiac (Gard) avant son meeting à Nîmes, le président-candidat s’est dit «ni pessimiste ni optimiste» sur l’issue de la présidentielle. «Je suis heureux en campagne. On fait des salles qu’on ne faisait pas en 2007», a-t-il déclaré. Alors qu’il progresse dans les sondages, M. Sarkozy s’est efforcé de relativiser: «Cela ne se joue pas sur les sondages, ça se joue sur les émissions, les interviews, les salles. Les sondages, ça va, ça vient», a-t-il dit.

«Continuer ou changer»

François Hollande a résumé hier dans Le Monde tout l'enjeu, selon lui, de l'élection présidentielle. «Il se résume à une seule interrogation: les Français veulent-ils continuer ou changer?», affirme le candidat socialiste. «Poursuivre pendant cinq ans de plus une politique qui a échoué ou ouvrir un nouveau temps: celui du redressement dans la justice. C'est toujours le grand débat entre la peur et l'espoir, la résignation et la volonté. Mon devoir, c'est de rendre le souhaitable possible, et le possible souhaitable», développe-t-il.

«L’enjeu, c’est s’en sortir ou pas»

Le candidat centriste François Bayrou s’est dit hier en désaccord avec François Hollande sur l’enjeu de la présidentielle, expliquant qu’il ne s’agissait pas «de continuer ou de changer mais de s’en sortir ou pas».
«Il ne suffit de changer le locataire de l’Elysée pour changer les politiques du pays», a-t-il ajouté. «Certains changements sont mauvais, d’autres inexistants, d’autres très mauvais», a-t-il fait valoir, citant en exemple le cas de l’Espagne. «On vient de voir en Espagne qu’il peut y avoir des changements après lesquels on se retrouve exactement au même point qu’avant», a-t-il expliqué. «Il y a des changements encore plus risqués, car, quand vous êtes un pays en état de complet déficit, écrasé par la dette, proposer de dépenser encore plus, des dizaines et des dizaines de milliards d’euros supplémentaires, c’est aggraver la situation», a-t-il lancé à l’adresse des promesses de dépenses de ses rivaux du PS et de l’UMP.

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Les dernières contributions


grandjack

31/03/2012 à 17h09

Mais il part sur les meme bases qui ont si bien réussi a la gauche, après la défaite de 1986,lors de la campagne de 1988,Monsieur Mitterrand déclarait," nous avons commis des erreurs parce que nous n'avions jamais gouverné,mais maintenant,c'est fini,on peut nous faire confiance ", il a été réélu,et devant la catastrophe de sa politique a été fortement désavoué en 1993, lors des législatives de 1997,le PS reconnaissait ses erreurs et ses manquements passés,ainsi que son inexpérience,mais en 1997,la France pouvait lui faire confiance,il n'y aurait plus de problème. Il y en a tellement eu que meme les sympatisants de gauche n'ont pas voté pour Monsieur Jospin,alors ne critiquez pas Monsieur Sarkozy,il copie ce qui a si bien marché a gauche,et marche encore si bien puisque le discour de Monsieur Hollande est toujours le meme

sedanais

31/03/2012 à 10h18 | 1

les idées nouvelles ..le président du changement ....il est tellement de mauvaise foi sarkozy qu il en oublie que c est lui qui durant 5 ans vient de diriger la france avec un 1er ministre au poste d employé de bureau , 5 années catastrophique pour la france d en bas ..
comment les français qui souffrent de la misére ,du chomage et de la baisse considérable de leur pouvoir d achat (essence fuel gaz electricité) pourraient ils donner leur vote au président des riches ??

prospere51

31/03/2012 à 09h48

SARKOZY n'a aucune fierté, je me demande comment il arrive encore à croire à son discours alors qu'il nous ment depuis DIX ANS.

baltik

Le pingouin club de l'UMP m'a cherché ??? La belette est de retour !!! Epée de Damocles 3 éme dane , ça sent la fin mais je reviendrais !!!! Désormais les avatars qui ne rentre pas dans les normes sont supprimés je vais faire la méme demande pour vous

31/03/2012 à 09h20 | 1

Sarkozy dit qu'il a changé , il essaye de nous faire gober qu'il va faire tout le contraire de ce qu'il a fait ces 5 dernières années , décidément il prend vraiment les français pour des gogos !!!

grandjack

31/03/2012 à 00h35 | 1

Monsieur paleon,les idées nouvelles c'est nous ? qui nous ?,certainement pas Monsieur Hollande qui a repris ses idées dans le programme commun de 1980,et tout le monde sait ce qu'il valait,la misère,comme c'est le cas de tous les pays qui ont appliqués cette politique. Monsieur Mélenchon,celui qui veut nous ramener a l'aire stalinienne, alors qu'il reste un seul pays dans le monde qui croit encore a cette politique,et par obligation. Madame Joly qui par ses idées absurdes et ses déclarations irréaliste a amené EELV de 10 a moins de 2 %,alors il ne vous reste plus que Madame Le Pen ou Monsieur Bayrou,c'est un choix.

paleon08

30/03/2012 à 23h10 | 1

Les idées nouvelles...c'est nous...!
Il ne manque pas de toupet notre Président...
Il a eu 5 ans pour redresser les finances de la France et par la même occasion les nôtres... et quel est le résultat ?
Les zones rurales sont mortes... la France meurt ... les entreprises délocalisent a tours de bras et il ose dire "le changement c'est nous!".
Il ose dire également qu'il est heureux en campagne electorale...
Et les Français... eux sont ils heureux...?
C'est sûr que c'est pas son problème... du moment que ça roule pour lui et ses copains.

HAWK51

je veille

30/03/2012 à 12h26

Il serait de bon ton, s'ils ne veulent pas s'enfoncer encore plus, de faire en sorte de relever la tête pour bien voir lequel d'entre eux, parmi tous ces candidats, leur permettra vraiment de rester à flot, et le plus longtemps possible.

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