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Hollande vigilant jusqu'au bout

Publié le samedi 28 avril 2012 à 11H00 - Vu 70 fois



Favori des sondages, François Hollande aborde la dernière ligne droite de la campagne avec « confiance » même s'il se prépare au choc d'un débat télévisé « violent ».

CRÉDITÉ de 54 % à 55 % au second tour contre 46 % à 45 % pour le président-candidat, selon les sondages, le candidat socialiste s'est dit jeudi « confiant » et « mobilisé » ajoutant prudemment « rien n'est fait ».
Les socialistes se montrent sereins mais « une grande confiance n'exclut pas finalement une petite vigilance », tempère un porte-parole Bernard Cazeneuve.
« C'est vrai que le rapport de force électoral a absolument de quoi rendre serein », renchérit le politologue Frédéric Dabi (IFOP). Sa position doit être « tranquillité, sérénité et détermination surtout par rapport à Sarkozy qui va être obligé de bouger, bouger », confie un proche, l'eurodéputé Stéphane Le Foll.

Programme allégé
Face à Nicolas Sarkozy et ses « cent stratégies depuis six mois », contraste « la cohérence de la stratégie de Hollande, de ses propos, de ses points de vue depuis les primaires », souligne M. Dabi.
« Plus Nicolas Sarkozy s'enfonce dans les mensonges, plus l'authenticité, la droiture de François Hollande sortent. Il y a un tel contraste. Ses procédés sont tellement gros que cela ne peut pas marcher », estime Pierre Moscovici, directeur de campagne.
Quelle stratégie pour le député de Corrèze ? « Occuper le temps de la manière la plus cadencée possible, ne pas laisser de trous. On a pris en compte le vote Le Pen » mais « il ne faut pas qu'on focalise toute la campagne là dessus », répond M. Le Foll.
Après une trentaine de meetings, les déplacements ont été allégés pour le sprint final au profit d'un marathon médiatique. Lors de sa première grande conférence de presse mercredi aux allures très présidentielles suivie par 280 journalistes, François Hollande s'est justifié : « En m'adressant à vous, je m'adresse à tous les Français ». Parmi les grands meetings : hier soir Limoges avec les leaders EELV Eva Joly et Cécile Duflot (lire ci-dessous), demain Bercy à Paris (17 000 places).

« Alors que Nicolas Sarkozy est très isolé, court de manière désespérée après l'électorat du FN […] on a une gauche unie dans la dignité », fait valoir M. Moscovici.
Pour le 1er mai, jour de la fête du travail, le candidat UMP organisera un rassemblement politique. Son adversaire se rendra à Nevers pour un hommage à Pierre Bérégovoy. Les socialistes seront dans leurs villes. « Dignité » et « sobriété » requises. A Toulouse, le 3 mai, le candidat respectera la tradition socialiste d'y tenir le dernier grand meeting. Vendredi 4 mai, il devrait faire un ultime déplacement.
Le grand moment sera le débat télévisé du 2 mai avec Nicolas Sarkozy. Un match « important » qui devrait être suivi par 20 millions de téléspectateurs mais « pas crucial », assure un proche.
« Ce sera violent. Il y aura des attaques personnelles. Il faut se préparer au pire », pronostique un autre proche du candidat socialiste. « Je ne me laisserai pas entraîner au pugilat », a affirmé François Hollande.

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