Publié le dimanche 29 avril 2012 à 11H00 - Vu 21 fois
Pour Strauss-Kahn, l'affaire Diallo a été soigneusement entretenue par ses adversaires politiques. Suivez son regard...
EX-FAVORI des sondages, Dominique Strauss-Kahn, a resurgi dans la campagne présidentielle, s'attirant à cette occasion les foudres de Nicolas Sarkozy après avoir accusé le camp présidentiel de s'être servi de l'affaire du Sofitel pour le faire chuter.
« Trop, c'est trop ! Je dis à M. Strauss-Kahn : ''Expliquez-vous avec la justice et épargnez aux Français vos commentaires''», a lancé le chef de l'État, hier, au cours d'une réunion publique à Clermont-Ferrand.
Plus tôt dans la journée, Nathalie Kosciusko-Morizet, son porte-parole, s'en était prise directement à François Hollande, assurant qu'en tant qu'ancien patron du PS (1997-2008), le prétendant socialiste à l'Élysée « était forcément au courant » des agissements de DSK.
« Naïf, peut-être... »
En réaction, un porte-parole du candidat PS, Bernard Cazeneuve, a dénoncé « une exploitation outrancière » de l'affaire par les équipes du président-candidat, « qui perdent à mesure que le scrutin approche leur sang-froid et leurs nerfs ».
Dans un entretien publié par le quotidien britannique The Guardian, l'ex-directeur général du FMI relance la thèse d'un complot politique dans l'affaire Diallo. Il explique ne pas croire que les faits qui se sont produits le 14 mai 2011 au Sofitel de New York soient un coup monté, mais estime que les suites de l'affaire ont été « orchestrées par des personnes ayant un agenda politique ».
Une femme de chambre de l'hôtel, Nafissatou Diallo, accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir contrainte à une fellation dans sa suite ce jour-là. DSK a reconnu une relation « inappropriée », mais sans « violence, ni contrainte, ni agression ».
D'après le Guardian, selon lequel Dominique Strauss-Kahn vise des personnes « liées à Nicolas Sarkozy », ses rivaux politiques auraient intercepté des appels téléphoniques et se seraient assurés que la femme de chambre allait bien porter plainte auprès de la police. Le responsable socialiste, alors placé par les sondages en tête de la course à l'Élysée, prévoyait d'officialiser sa candidature le 15 juin, dit-il.
« Peut-être ai-je été naïf sur le plan politique mais je n'ai tout simplement pas cru qu'ils iraient si loin […], je ne pensais pas qu'ils pourraient trouver quelque chose capable de m'arrêter », confie-t-il au journaliste américain Edward Epstein, à qui l'on doit l'interview.
Le journaliste, auteur d'un livre sur l'affaire qui paraît aujourd'hui en anglais, a précisé hier les accusations. « Dominique Strauss-Kahn était déjà sous surveillance depuis plusieurs semaines et était devenu la principale ''cible'' des services français en février ou en mars 2011. Ils surveillaient ses faits et gestes. Ils savaient ce qui lui était arrivé au Sofitel parce qu'ils avaient forcément quelqu'un de l'hôtel qui les informait », affirme l'intéressé à Libération, tout en admettant n'avoir « pas de preuve formelle » que DSK était surveillé.
Edward Epstein avait relancé l'affaire en novembre 2011, en affirmant que le procureur de New York avait en main les enregistrements de vidéosurveillance du Sofitel dans lesquels on voyait deux employés de l'hôtel se congratuler après avoir entendu la femme de chambre accuser Dominique Strauss-Kahn de crimes sexuels.
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Les dernières contributions
jeanb
30/04/2012 à 08h11
Dominique Strauss-Kahn et ses amis socialistes ont encore perdu l'occasion de se taire
Commentaires anonymes
29/04/2012 à 16h46
en bref .un vrais socialiste