Publié le dimanche 05 février 2012 à 13H14 - Vu 46 fois
Après la lutte contre les déficits et le Produire en France, François Bayrou a présenté hier ses propositions pour l'Éducation, troisième priorité de sa campagne, se posant en défenseur des enseignants contre la « démagogie » de ses concurrents François Hollande et Nicolas Sarkozy.
« Nous avons l'intention d'installer le verbe ''instruire'' au cœur de la campagne électorale comme nous avons installé le verbe ''produire''», a proclamé M. Bayrou, hier, devant près de 700 personnes.
« Ces deux verbes sont intimement liés. L'un soutient l'autre », a-t-il justifié. Toujours soucieux d'équilibre dans ses critiques, il a taclé sans le nommer Nicolas Sarkozy qui entend redéfinir le métier et les missions des enseignants.
« Ceux qui mettent en accusation » les enseignants « disant qu'ils ne travaillent pas assez, ne tiendraient pas deux heures en face d'une classe de collège », a-t-il lancé, en se disant opposé à la remise en cause du décret de 1950 qui définit leur statut. « La définition du temps de travail est légitime », a-t-il dit.
Contre la « réformite » de ses concurrents et prédécesseurs, l'ex-ministre de l'Éducation a opposé « un plan de progrès continu à long terme ». Son objectif : « Aucun élève ne doit entrer au collège sans qu'il soit garanti qu'il maîtrise la lecture et l'écriture. Et, s'il est en défaut, une pédagogie adaptée doit lui permettre de reconstruire son rapport à l'écrit », a-t-il ajouté. Parmi ses autres propositions figurent une révision des rythmes scolaires avec pas plus d'une trentaine d'heures par semaine, devoirs compris et la création d'un baccalauréat d'excellence, à la fois littéraire et scientifique.
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