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Anonymat des parrainages: décisions attendue du Conseil constitutionnel

Publié le mardi 21 février 2012 à 12H10 - Vu 27 fois


Anonymat des parrainages: décisions attendue du Conseil constitutionnel_1

Des employés du Conseil Constitutionnel enregistrent des parrainages d'élus pour les candidats à l'élection présidentielle, le 13 mars 2007 à Paris


Le Conseil constitutionnel rend mardi à 17H00 une décision très attendue: il va dire si la règle imposant de rendre publics les 500 parrainages d'élus nécessaires pour concourir à la présidentielle est toujours valable.

Le verdict du Conseil, présidé par le chiraquien Jean-Louis Debré, est particulièrement attendu par le Front national et sa candidate Marine Le Pen : c'est parce que les maires ne peuvent pas donner leur signature dans l'anonymat qu'elle risque de ne pas pouvoir réunir suffisamment de parrainages, fait-elle valoir.

La présidente du FN affirme disposer d'environ 400 promesses de signatures, sur 42.000 élus habilités à parrainer. Christine Boutin - elle-même retirée de la course présidentielle - et Corinne Lepage se sont jointes à la réclamation du FN.

Tout en se démarquant plus ou moins vigoureusement, selon les cas, des idées du parti d'extrême droite, la plupart des candidats ont souhaité que sa représentante puisse briguer les suffrages des Français. Marine Le Pen recueille de 15 à 17% des intentions de vote dans les derniers sondages.

Le Conseil d'Etat, saisi par le FN, avait jugé légitime de poser une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), car depuis une réforme de 2008, l'article 4 de la Constitution proclame explicitement que "la loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis" à la démocratie.

A l'audience jeudi dernier, le représentant du gouvernement avait affirmé que les "élus d(evaient) assumer pleinement et publiquement la responsabilité qui leur est donnée", surtout à l'heure où "les citoyens sont de plus en plus soucieux de transparence". Pour Louis Aliot, vice-président du FN, qui a plaidé pour son parti devant le Conseil constitutionnel, "si des pressions et des menaces existent" sur les maires, "alors il n'y a aucune transparence possible".

La décision du Conseil constitutionnel sera rendue publique sur son site internet à partir de 17H00.

© 2012 AFP
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Les dernières contributions


MANSA

ici, là ou ailleurs

24/02/2012 à 11h37

pour ericetisa et baltik: Pas besoin d'attaquer les "sages" du conseil constitutionnel: vous qui proposez de ne pas réélire Nicolas à la présidence, vous ne le renverrez ni chez lui, ni au Fouquet's ni chez Bolloré, mais précisément au conseil constitutionnel, où il retrouvera, outre deux de ses prédecesseurs, les membres que lui, le président du sénat (avant alternance) et le président de l'assemblée nationale y ont nommé. Ah, les bonnes bouffes, en riant encore du tour joué à Marine, mais aussi à beaucoup de petits candidats qui veulent se présenter, comme Villepin, Lepage et autres...

ericetisa

Il faut se méfier des comiques, parce que quelquefois ils disent des choses pour plaisanter. ( Coluche )

21/02/2012 à 18h36

baltik, pas des méchants mais des affreux gauchos-socialos-communistes-staliniens-attardés !

baltik

21/02/2012 à 18h24

Bon ben c'est fait le C.C. a dit NON ce qui implique que les "sages" vont passer pour des "méchants" aux yeux du FN !!!

MANSA

ici, là ou ailleurs

21/02/2012 à 15h24

Comme le disait Corinne Lepage sur une radio nationale ce matin, le peuple français, en ratifiant la constitution en 62, avait opté pour l'anonymat, et ce sont les députés qui, 40 ans plus tard, au mépris de l'expression de ce même peuple français, est revenu dessus, non pour des causes d'intérêts général, mais bel et bien pour tenter de sauvegarder leurs précieux mandats, pouvoirs et bien sur rémunérations.

polodu02

21/02/2012 à 15h13

quand je vote pour un maire, un conseiller général, un député je lui donne une voie et il à le devoir de me tenir informer de ce qu'il en fait.

baltik

21/02/2012 à 14h03

Si un maire n'a pas le courage d'assumer son parrainage devant ses électeurs et cela quelque soit le candidat auquel il l'a donné il ne mérite pas d'étre maire , quand on mène une "action" en tant que maire on se doit de l'assumer !!

HAWK51

21/02/2012 à 12h43

Il faut savoir parfois jeter la première pierre pour pouvoir lancer un pavé dans la mare, afin de bien les mouiller aussi, ces maires.

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