Publié le lundi 30 avril 2012 à 11H00 - Vu 31 fois
Nicolas Sarkozy a riposté hier aux accusations sur un « accord » de la Libye au financement de sa campagne de 2007, mentionné dans une note publiée par Mediapart dont l'authenticité a été mise en doute.
« C'est une infamie. Quand je pense qu'il y a des journalistes qui osent donner du crédit au fils Kadhafi et aux services secrets de M. Kadhafi », a réagi le président-candidat. « C'est une honte qu'on me pose une question pareille », a ajouté M. Sarkozy, qui avait qualifié de « grotesque » le 12 mars un éventuel financement de sa campagne de 2007 par Mouammar Kadhafi.
Auparavant, il avait parlé d'« une tentative pour faire diversion après le retour en scène de M. Strauss-Kahn, qui est tout sauf à l'avantage des socialistes ».
Samedi, Bernard Cazeneuve, un des porte-parole de François Hollande, avait demandé à M. Sarkozy de « s'expliquer devant les Français » face « à des éléments aussi graves ». Un autre membre de l'équipe Hollande, Delphine Batho, a jugé que « l'ouverture d'une information judiciaire et la désignation d'un juge indépendant s'impos(ai)ent ».
Le Premier ministre François Fillon a mis en doute l'authenticité de la note citée par Mediapart, attribuée à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, aujourd'hui en exil, qui fait état d'un « accord de principe » de Tripoli pour financer à hauteur de « 50 millions d'euros » la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Ce document ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.
Démentis libyens
Hier, pourtant, M. Koussa a déclaré : « Toutes ces histoires sont falsifiées. Il est clair que tout ce qui se dit est sans fondement. La question ne mérite pas que l'on s'y arrête. »
En mars 2011, le fils du colonel Kadhafi, Saïf al Islam, avait affirmé que la Libye avait financé la campagne de M. Sarkozy pour la présidentielle de 2007.
Parlant d'un « document faux, en tout cas impossible à authentifier »,
M. Fillon a dénoncé des « boules puantes » et s'en est pris à Mediapart, qualifiée d'« officine financée par de riches amis de François Hollande ». Le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, a répliqué que le site d'informations était « un journal animé par des journalistes professionnels » dont les actionnaires majoritaires « sont ses journalistes fondateurs ».
Le site affirme que la note a été adressée le 10 décembre 2006 à Bachir Saleh, ex-président du Fonds libyen des investissements africains et ex-directeur de cabinet de Kadhafi, qui se trouve aujourd'hui en France, selon son avocat Me Pierre Haïk. Le Canard Enchaîné avait affirmé, début avril, que M. Saleh, recherché par Interpol, avait obtenu un titre de séjour en France « au nom du regroupement familial ».
L'intéressé a émis « les plus expresses réserves sur l'authenticité » de cette note dont il dit « n'avoir été jamais destinataire ». Il a aussi démenti « catégoriquement avoir participé à une réunion le 6 octobre 2006 », évoquée dans la note, « au cours de laquelle un accord aurait été conclu en vue de déterminer les modalités d'un soutien financier à la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy ».
« Son démenti tardif est contredit par l'ensemble de nos révélations, qui sont à la disposition d'une justice indépendante, et par Ziad Takieddine lui-même, qui fut l'intermédiaire de ces relations occultes franco-libyennes et qui, cité dans le document révélé, en confirme l'authenticité », affirme Edwy Plenel.
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Les dernières contributions
grandjack
02/05/2012 à 00h44
On ne peut pas faire un débat avec des gens sans moralité,conscience et honnéteté,que ce directeur financé par la gauche s'estime heureux d'etre encore en liberté avec les charges qui pèsent sur lui.
sedanais
30/04/2012 à 18h44
MEDIAPART propose un débat à sarkozy !!!y a pas mieux pour se discréditer ;
ange51
30/04/2012 à 18h19
il faut la verité au français il nous la doit il doit s'expliquer devant les juges et être puni pareil que les autres pas de raisons on à le droit de savoir